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[Critique Cinéma] Victoria

11391239_10153037075372987_7943786247309400318_nVictoria est un film réalisé par Sebastian Schipper

Date de sortie: 1 juillet 2015

Casting: Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski

Synopsis : 5h42. Berlin. Sortie de boîte de nuit, Victoria, espagnole fraîchement débarquée, rencontre Sone et son groupe de potes. Emportée par la fête et l’alcool, elle décide de les suivre dans leur virée nocturne. Elle réalisé soudain que la soirée est en train de sérieusement déraper…

Le film a été primé au Festival de Beaune et a obtenu un Ours d’Argent pour la Meilleure contribution artistique (photographie) à la Berlinale.

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Victoria est le quatrième film de Sebastian Schipper. Victoria, jeune espagnole débarquée à Berlin, fait la connaissance d’une bande de copains qui vont l’entraîner dans une folle soirée qui va soudain prendre une tournure dramatique inattendue.

Il s’agit d’un de ces films dont il faut connaître la spécificité avant de les voir pour les apprécier pleinement du début à la fin. En effet, au-delà de son scénario brillant qui parvient à construire une histoire d’amour crédible entre deux personnes qui ne se connaissaient pas sur une période d’un peu plus de deux heures, Victoria est une prouesse technique hallucinante.

Il s’agit en effet d’un vrai plan-séquence de 2h14. Contrairement à Birdman, par exemple, qui était un faux plan–séquence avec des coupures et des raccords intelligemment placés, Victoria est une colossale œuvre de technique, d’organisation et de logistique tournée en une seule gigantesque prise de 2h14 pendant laquelle les acteurs courent, prennent l’escalier, la voiture, sont poursuivis, changent d’endroit sans cesse, croisent des gens, s’aiment, paniquent, meurent, le tout dans 22 lieux différents comme une pièce de théâtre incroyable. Performance technique, mais également performance artistique de ses acteurs principaux Laia Costa et Frederick Lau qui nous livrent ici une prestation magistrale en grande partie improvisée.

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La caméra se colle à cette bande de jeunes berlinois, nous offrant un concentré de toutes les émotions humaines vers un emballement final qui nous laisse aussi essoufflés que le sont les héros, on vibre avec eux, on court, on transpire, on se détend, on craint, on espère, on aime avec eux. Le film est d’une force incroyable, viscéral.

Tout cela fait de Victoria un film titanesque dont le seul regret sera que la force de sa construction en un seul plan-séquence cause également son défaut d’être un peu trop long. Pourtant la crédibilité de l’histoire et l’évolution de la relation entre les personnages le demandent. C’est là que Victoria est un film fort, son seul défaut étant causé par l’exigence technique et artistique de sa construction.

Comment lui mettre une note qui reflète quelque chose ? 9,5 ? Mais il est tellement à des années lumières d’Avengers 2 auquel j’ai mis 9 (je me refuse à revenir sur mes notes mais Victoria a failli m’y pousser) … Alors 10 ? Mais il est un peu trop long… Tant pis.

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