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Critique Cinéma : Möbius

Möbius est le nouveau film d’Eric Rochant (Vive la République !) qui sortira en France le  27 février 2013.

Synopsis : Grégory Lioubov, un officier des services secrets russes est envoyé à Monaco afin de surveiller les agissements d’un puissant homme d’affaires. Dans le cadre de cette mission, son équipe recrute Alice, une surdouée de la finance. Soupçonnant sa trahison, Grégory va rompre la règle d’or et entrer en contact avec Alice, son agent infiltré. Naît entre eux une passion impossible qui va inexorablement précipiter leur chute.

Casting : Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth, Emilie Dequenne, John Lynch

Film vu en avant première à l’UGC Ciné Cité de Lille avec la présence du réalisateur et des deux acteurs principaux.

La bande-annonce promettait une histoire d’espionnage où l’espion tombe amoureux de son agent infiltré et compromet la bonne réussite de sa mission. A priori, un scénario pas trop compliqué à suivre où le couple vedette mettra en avant son amour impossible et donc forcément torturé. Mais le récit souffre de longueurs et d’imprécisions à cause d’attention données à des détails qui embrouillent plus qu’ils n’expliquent : les sigles des services secrets (non le KGB n’existe plus, maintenant c’est le FSB madame !), les explications financières de la trader jouée par Cécile de France qui nous permettent à peine de comprendre pourquoi l’homme espionné est un grand méchant, les va-et-vient entre Monaco, les Etats-Unis, la Russie.

Cette histoire d’espionnage ne m’a absolument pas convaincue. L’équipe de surveillance placée sous les ordres de Dujardin est peu crédible. Alors que cette mission semble être d’une haute importance et qu’il est bien expliqué à Dujardin qu’il n’a pas le droit de “merder”, il est entouré d’une bande de Russes incapables d’agir discrètement (même moi je filerais plus discrètement une voiture sur l’autoroute) ou de comprendre l’ordre d’utiliser le nom de code des personnes qu’ils surveillent au cas où ils seraient sur écoute. Mais l’espionnage n’est finalement qu’un détail, c’est l’histoire d’amour qui compte dans ce film. D’ailleurs le fameux ruban de Möbius qui explique le fin mot de l’histoire est peu exploité et l’on se concentre à la fin du film sur la déchéance des deux héros et leur perte évidente de détermination une fois séparés, avec tout un tas de séquences sur leurs vies respectives qui donne un ton d’épilogue aux 15 dernières minutes du film pour finir sur une petite larmichette.

Jean Dujardin et Cécile de France incarnent bien leurs rôles de personnages ambitieux et déterminés, pensant contrôler leur rencontre et leur amour naissant comme ils ont tous deux contrôlé le reste de leurs vies respectives. Cécile de France est imposante dans le film, les plans, les tenues qui ont été choisies pour elle, la font apparaître immense, sûre d’elle. Dujardin est charismatique, le rôle d’homme de l’ombre taciturne lui va plutôt bien (même si encore une fois, des détails décrédibilisent l’ensemble : pourquoi ce tatouage pour faire comme un gros dur sur son torse velu ? on n’y croit pas une seconde !). Impossible pour le spectateur de s’identifier à ces personnages, et à défaut d’identification, leur histoire d’amour ne fait même pas rêver.

Bref, il est dommage d’aller voir un film seulement pour le charisme de ses acteurs si l’histoire d’espionnage dans laquelle ils évoluent est sans suspense, sans intérêt et confuse et l’histoire d’amour assez peu transcendante.

Note de Watereli : 5/10

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