On ne va pas se mentir, quand j’ai vu que Winx Club : La Magie est de Retour sortait sur PS5, mon cœur de trentenaire a fait un petit bond. Il y a une sorte de chaleur immédiate à retrouver cet univers construit sur un optimisme pur. Pas celui qui semble forcé pour vendre des jouets, mais celui qui assume totalement son émerveillement et sa sincérité. C’est un peu ma madeleine de Proust, version poussière de fée et pixels haute définition.

Quand la série TV est sortie j’étais au lycée, mais encore grandement une gamine à l’intérieur et je prenais plaisir à regarder tout ça comme les W.I.T.C.H. d’ailleurs !

Une réunion de famille à Alfea

Développé par Iron Frog, ce nouveau titre nous invite à repasser les portes de la Dimension Magique. Ce n’est pas vraiment une réinvention du mythe, mais plutôt une réunion. On retrouve Bloom, Stella, Flora, Musa, Tecna et Layla. Pour les fans de la première heure, cette familiarité est ultra réconfortante. On se sent tout de suite à la maison, entre les murs du collège Alfea ou sous la canopée de la Forêt Enchantée.

Le grand point fort, c’est la liberté. On n’est pas coincée avec une seule fée pendant des heures. Le système permet de basculer de l’une à l’autre instantanément. C’est fluide, c’est nerveux et surtout, cela donne un vrai rythme aux sessions de jeu. Les flammes de Bloom répondent à la technologie de Tecna, et chaque pouvoir a sa propre identité visuelle. Sur PS5, les effets de particules et les reflets sur les ailes sont assez jolis, rendant justice à l’esthétique colorée de la série.

La magie de la simplicité (parfois trop)

Le gameplay repose sur un triptyque classique : combat, exploration et (toutes) petites énigmes. On attaque, on esquive, et on utilise les forces élémentaires de nos héroïnes pour terrasser des ennemis qui, heureusement, nous obligent à switcher régulièrement de personnage. C’est accessible, immédiat et on prend un plaisir coupable à débloquer de nouveaux sorts et à fouiller le moindre recoin.

Cependant, il faut être honnête sur un point : le jeu est facile. Très facile. Si vous cherchez un challenge qui va mettre vos réflexes à rude épreuve, vous risquez de rester sur votre faim. La difficulté est quasi inexistante et le platine s’obtient presque en claquant des doigts (ou en agitant une baguette).

C’est un titre qui a été pensé pour être relaxant, comme une longue balade dans un dessin animé du samedi matin. Pour certains, cette simplicité sera une bouffée d’air frais après une journée de boulot stressante. Pour d’autres, la répétitivité des combats finira par peser un peu sur l’intérêt à long terme.

Le jeu dure 3-4h si on veut bien tout fouiller et avoir le Platine (oui, c’était une bonne carotte pour que j’aille jusqu’au bout).

Partager le pouvoir de l’amitié

Là où le jeu marque des points précieux, c’est dans son mode coopération locale. Jouer à deux sur le même canapé change totalement la dynamique. L’une s’occupe de gérer la foule avec Musa pendant que l’autre soigne l’équipe avec Flora. C’est collaboratif, joyeux et ça rappelle les bonnes vieilles soirées entre potes. C’est dans ces moments-là que le titre brille vraiment, au-delà de ses faiblesses techniques ou de sa linéarité.

Au final, Winx Club : La Magie est de Retour est une lettre d’amour adressée à notre nostalgie. Le jeu n’invente rien, ne révolutionne pas le genre de l’action-aventure, mais il capture l’essence même des Winx. C’est un bon 6/10 pour la structure globale. Parfois, on a juste besoin d’un peu de paillettes dans ce monde de brutes, et les Winx font le job avec une sincérité désarmante.

Author

Blogueuse depuis 2009. Partage son temps entre les BD/Comics, les jeux vidéo, les séries TV, le cinéma et les podcasts.

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