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[Interview] Rencontre avec Frederick Lau et Laia Costa pour le film Victoria

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Vendredi dernier nous avons rencontré Frederick Lau et Laia Costa pour parler de la sortie de Victoria, cette hallucinante performance technique et performance d’acteur.

 Combien de prises avez vous dû faire pour obtenir celle qui est devenue le film?

Frederick Lau: Trois prises. La dernière était celle que vous avez vue. Il y a donc trois films, même quatre puisque les répétitions étaient filmées.

Laia Costa: Quatre films oui, mais les répétitions portaient sur un seul lieu ou un lieu et demi.

Comment vous êtes vous préparés pour ce plan séquence ?

LC: Nous avons répété pendant trois mois…

FL: Vraiment? J’ai toujours dit à tout le monde que c’était trois semaines…

LC: Non nous avons répété en mars, avril et mai.

FL: Mais pas tous les jours.

LC: Non, nous ne répétions pas le weekend ni tous les jours de la semaine.

FL: Et parfois c’était simplement trois heures.

LC: Ce n’était pas comme ces films où l’on filme pendant 12 heures d’affilée. L’intention était plus créative, nous pouvions répéter pendant seulement quatre heures mais l’idée était de trouver quelque chose de créatif.

FL: Oui, jusqu’à la dernière prise nous étions toujours dans le procédé de trouver ce qui n’allait pas, ne plaisait pas et nous en parlions entre nous pour essayer de l’améliorer.

Vous avez donc fait trois prises, laquelle était la plus sympathique à tourner?

LC: Pour moi c’était la deuxième, pour Andi et Burak aussi.

FL: Oui, notre réalisateur a trouvé qu’elle était horrible mais nous l’aimions tellement à la fin du tournage que nous avons fêté ça avec des verres, tout le monde disait « c’était tellement bien! »

LC: « C’est la bonne! »

FL: « C’est le meilleur truc du monde ! » Et à 10h du matin – nous tournions vers 6h – je reçois un appel de Sebastian Schipper le réalisateur et je lui dit « Hey, comment ça va ? C’était génial ! » et il me répond « Non, c’était vraiment de la merde. » Mais pour moi aussi c’est la deuxième, j’aimerais bien la voir.

LC: Si ça se trouve on la verra, on l’aimera encore plus et on trouvera que Sebastian était stupide, qu’on aurait pu continuer pendant huit heures!

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Comment en êtes vous venus à participer au film?

FL: Avec Sebastian nous nous sommes vus dans un café, il voulait travailler avec moi. Il m’a parlé de ce projet en un seul plan-séquence et je lui ai dit que ce serait très compliqué. Mais c’est une bande de fous et je lui faisais confiance et il nous a fait confiance pour faire ce film. Pour beaucoup d’acteurs c’est impossible de faire ça, évidemment c’est un honneur de le faire mais c’est quelque chose de complètement différent. Ensuite nous sommes allés à Barcelone parce qu’il voulait faire le film avec moi et nous avons cherché Victoria.

LC: Ils sont venus à Barcelone et pendant le casting j’ai rencontré Sebastian et Frederick. Il était là vu qu’il avait le rôle. C’était sympa de les rencontrer et on se comprenait très bien, un mois plus tard j’étais à Berlin et on commencait les répétitions.

FL: Le truc c’est qu’on a fait le casting et une minute après son passage nous étions dehors Sebastian et moi et tous les deux nous nous disions « oh mon dieu elle est géniale! » « je suis amoureux! » « moi aussi » « non non elle est pour moi! ». Elle était si douée que pendant une seconde vous ne vouliez plus jouer pour pouvoir la regarder jouer.

LC: Ils étaient adorables.

Les personnages sont censés avoir fait la fête toute la nuit avant que le film démarre, est-ce que vous étiez également debout toute la nuit avant de filmer ?

LC: Nous devions être là 2h avant le début du tournage.

FL: On venait nous chercher à 2h du matin, on allait se coucher à 23h la veille mais c’était impossible de dormir, vous préparez tout dans votre tête pour essayer de faire mieux, d’améliorer les choses, vous ne pouvez pas vous relaxer.

LC: Vous savez que vous faites la prise et qu’on vient vous chercher à 2h, donc vous vous dites  « peut-être que je peux tenter une petite sieste » mais pas dormir. Ou bien essayer de dormir un peu après manger pour relaxer l’estomac mais c’est comme une nuit où vous sortez mais sans faire la fête.

FL: Mais c’est un bon horaire de se lever à 2h et d’aller faire la fête. Beaucoup font ça à Berlin, ils se lèvent, font la fête, se lèvent à 2h et refont la fête. Mais pas pendant le tournage ! Mais c’était marrant parce que notre chauffeur venait nous prendre moi et les autres donc on amenait des bières ensemble avant de tourner. C’était notre façon d’essayer de se relaxer mais tout le monde était terrifié car c’était la dernière prise et si ça ne marchait pas tout était raté.

LC: Et dans ce cas nous n’avions rien.

FL: C’était plus terrifiant encore après que Sebastian nous ait dit que la deuxième prise était merdique parce qu’on ne voyait pas ce qu’on pouvait améliorer.

LC: Et Sebastian a fait une réunion avec nous et nous a finalement dit « c’est très bien pour la dernière prise. »

FL: Et Burak et les autres étaient stressés. Burak, qui est un de mes meilleurs amis, pleurait à la fin de la dernière prise.

LC: Vraiment soulagé.

FL: On est tellement concentrés et on veut tellement faire un bon film que si c’est raté on se le reproche.

Dans le dossier de presse il est indiqué que Sebastian Schipper n’avait que 12 pages de script. Comment avec vous construit vos personnages, imaginé leur biographie durant les répétitions et pour le tournage?

LC: Effectivement, pour Victoria et pour les autres par exemple, pourquoi vont-ils braquer une banque? C’est stupide de braquer une banque. Personne ne ferait ça pour de l’argent, il vaut mieux braquer une bijouterie ou autre chose.

FL: Oui, une nuit j’ai appelé Sebastian et lui ai dit « Sebastian je ne sais pas pourquoi je fais ça. » Il y avait tellement de questions après la première prise et après les répétitions.

LC: On parlait de leur histoire pour que cela soit compréhensible. Comment ils sont, pourquoi ils sont comme ça. Ca n’a pas de sens qu’il braquent la banque pour de l’argent donc ce n’est pas pour ça.

FL:  Pourquoi Victoria va avec eux ? Ce devait être clair pour nous sinon on ne peut pas le jouer en se posant des questions, on ne peut pas être honnête.

Quel est l’historique de votre personnage?

LC: Victoria est une fille qui a suivi les règles de la société. Mon père par exemple m’a toujours dit « il faut que tu étudies, que tu ailles à l’université, comme ça tu auras un travail pour toute la vie et tu n’auras pas de problèmes ». Et je suis allée à l’université  et j’ai beaucoup d’amis qui y sont allés et ont des masters, des doctorats et parlent trois langues mais n’ont pas de travail. Où est mon boulot ? J’ai suivi les règles et je suis fichue ! Pour Victoria c’est ce qui se passe, elle a suivi les règles et elle n’est pas heureuse, elle n’est plus si jeune et elle n’est pas libre. Nous avons beaucoup travaillé sur ces musiciens qui jouent du piano et jouent depuis des années, depuis qu’ils ont trois ans et leur vie est en ruine. Ils doivent jouer 7 heures par jour mais pas plus sinon leurs bras risquent de se briser ! Et c’est n’importe quoi pour une fille de 6 ans ! Donc à un moment, Victoria étouffe et elle s’enfuit à Berlin. Et quand elle rencontre ces gars c’est comme regarder dans un miroir parce que ce sont des ratés mais ils sont tellement libres et disent et font ce qu’ils veulent et c’est ça qu’elle recherche.

FL: C’est une sorte d’hommage à ces gens qui traînent sans l’opportunité de faire quelque chose. Peut-être est-ce également leur faute, mais pour moi le film parle de loyauté et de solidarité, quelqu’un fait une erreur et les autres se rassemblent autour de lui. C’est une famille, c’est un film sur la famille et sur l’amour. Parfois il est important d’écouter les gens qui vous parlent même si ils paraissent étranges et ratés, mais il est bon de les entendre parce qu’ils ont de la sagesse en eux. Ce sont des enfants perdus d’une certaine façon, mais ce qu’ils ont c’est une famille et une sorte de liberté, ils n’ont pas besoin de grand chose pour être heureux. En Afrique par exemple vous voyez des gens dans la rue chanter, se balader et s’amuser parce qu’ils font simplement quelque chose pour eux qu’ils aiment.

LC: Et parce qu’ils sont ensemble.

FL: Ils ne tombent jamais, parce qu’il y a toujours quelqu’un pour les rattraper.

LC: Quand elle rencontre ces gars elle se dit « ils sont toujours ensemble, c’est une putain de famille ! » Je sais que j’ai des amis en lesquels je ne pourrais pas avoir confiance si il m’arrive quelque chose de terrible. Victoria rencontre ce genre de famille, un gars qui a des problèmes et tous ses amis sont autour de lui. C’est quelque chose qu’elle n’a jamais vu avant c’est pourquoi elle est si surprise et se dit qu’elle a trouvé l’amitié réelle.

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Est-ce que vous auriez une anecdote de tournage à nous raconter?

FL: Je ne saurais pas trop dire, il y en a tellement… Pour Laia aussi. Entre Allemands nous nous disons tellement de bêtises entre nous. Mes amis sont allés au cinéma voir le film et passaient leur temps à rire parce qu’ils me connaissent alors que la salle était silencieuse. Si vous voyez le film et vous sentez que ce qui se passe entre eux est réel c’est également ce que nous sentions directement. Quand nous rions dans le film nous rions vraiment.

LC: Et c’était cool que nous ne nous comprenions pas. Quand ils parlaient allemand je n’avais aucune idée de ce qui se passait. Sebastian leur disait parfois des choses et j’allais le voir en demandant « est-ce que je devrais savoir ça ? » « Non ». C’était bien parce que Victoria ne peut pas les comprendre.

Vous ne parlez pas du tout allemand?

LC: Non, mais c’était très bien parce que je me suis aperçue que même si vous ne comprenez pas la langue que les gens parlent entre eux vous pouvez comprendre parfaitement le sous-texte. Vous comprenez exactement les émotions. Même si quelqu’un dit quelque chose en mentant, vous le réalisez mieux quand vous ne comprenez pas les mots. Je comprenais, je sentais la nature, l’essence de chaque personnage quand ils étaient entre eux. Je sentais « lui c’est le bad guy, lui c’est le rigolo de la bande ». C’était vraiment intéressant pour moi de ne pas les comprendre.

FL: Je n’avais jamais pensé à ça avant…

Est-ce qu’il y a des erreurs dans le film, des défauts qui ne devraient pas être là mais que le réalisateur a dû garder?

LC: Il y a beaucoup d’erreurs.

FL: En fait nous étions autorisés à faire des erreurs, les erreurs sont ce qu’il y a de plus intéressant à propos des gens, un personnage parfait n’est pas intéressant. Les erreurs rendent les gens plus humains, plus réels.

LC: Et si il y avait une erreur pendant le tournage, tant pis. Des choses réelles se passent pendant la fiction et ça ne posait pas de problèmes. Nous étions complètement conscients de ce qui se passait autour de nous et c’était très bien comme ça.

Laia, pendant la scène finale dans l’hôtel où vous éclatez en larmes, qui est une scène très forte, n’était-ce pas trop épuisant de sortir vos tripes ainsi devant la caméra?

LC: Non, beaucoup de gens m’ont dit que ce devait être fatiguant de tourner le film  mais ce ne l’était pas. Quand vous êtes dans l’histoire il y a tellement de choses qui se passent que vous n’avez pas le temps de penser à la fatigue. C’est également un film d’action, nous allons dans 22 lieux différents dans Berlin et il se passe des choses tout le temps, je ne pouvais pas me sentir fatiguée. Et même quand nous finissions la prise nous ne pouvions pas aller dormir, nous avions envie d’aller boire une bière!

FL: Même après la première projection du film à la Berlinale c’était tellement dur, je ne pouvais pas faire la fête, je restais assis à me dire « il se passe tellement de choses dans ce film », comme après le tournage. Vous ne pouvez même pas être heureux de ce que vous avez fait…

LC: C’est une sensation écrasante, qui vous dépasse.

FL: C’est tellement dur pour moi de regarder le film maintenant, parce que c’est une partie de ma vie. C’est une seule prise et vous donnez tout ce que vous avez pendant ce tournage.

LC: Durant la Berlinale c’était la première fois que nous voyions le film et après la projection personne ne pouvait faire la fête.

FL: Oui la fête était tellement nulle !

LC: Et ces gars adorent faire la fête pourtant !

FL: Mais tout le monde restait assis tout seul le regard dans le vide.

Est-ce que vous diriez que vous jouiez dans le film comme vous joueriez dans une pièce de théâtre?

FL: Je pense que c’est complètement différent du théâtre. Parce qu’au théâtre vous jouez pour le dernier rang de la salle, ici nous jouions pour nous.

LC: Je pouvais parler à Frédérick et Burak pouvait parler avec Max à côté en même temps comme dans cette interview où vous pourriez vous parler à l’oreille pendant que nous parlons.

FL: Et tout est capturé par la caméra.

LC: Le format est donc différent du théâtre. La longueur de la prise est la même et personne ne peux vous arrêter, mais au théâtre rien n’est improvisé, vous n’avez pas le pouvoir en tant qu’acteur. Ici si Frédérick décidait simplement de courir il pouvait le faire, si au milieu de la prise je voulais devenir folle je pouvais le faire.

A quel point était-ce difficile pour l’équipe technique de vous suivre ? On ne peut s’empêcher de penser au caméraman qui doit vous suivre pendant 2h20.

LC: C’était un effort énorme pour lui mais il était tellement talentueux et préparé, il improvisait lui aussi également. Il ne savait pas ce qui allait réellement se passer donc il devait sélectionner ce qu’il allait montrer ou non. Je me souviens que j’ai demandé à Sebastian « que se passe-t-il si je décide de le pousser ? » et il m’a répondu que je pouvais, nous étions les patrons et il devait nous suivre quoi que nous fassions.

FL: Et nous ne voyions pas tout le procédé de tournage parce qu’il y avait tellement de gens dans tous les lieux pour s’assurer que tout se passait bien avant notre arrivée et nous n’avions pas à nous inquiéter de quoi que ce soit.

LC: Il y avait une grosse équipe dans chaque lieu qui réglait tout donc nous n’avions pas à nous préoccuper de quoi que ce soit.

Y avait-il des éléments qui vous ont tout de même dérangés durant le tournage?

FL: Pendant la première prise il y avait quelqu’un qui a posé des problèmes. La police, la vraie, est même passée à un moment mais nous étions dans le rôle et leur avons dit de partir ! S’il se passe quelque chose vous devez y réagir en restant dans le rôle.

LC: Si des choses arrivent comme dans la vraie vie ça ne pose pas de problèmes, si quelqu’un vient et vous crie dessus vous faites avec, ce n’est pas un problème.

Chacun de vous a gagné un Lola (l’équivalent allemand des Césars), la critique a acclamé le film, le public a aimé le film, vous avez également gagné le respect de la profession, qu’est-ce que vous en tirez ? Et pour une actrice espagnole quel effet cela fait de gagner un prix en Allemagne ?

LC: Je n’aime pas trop ça, je ne veux pas ça, je ne veux pas vivre comme ça vous savez… (Rires). Non c’est formidable, j’étais tellement surprise par le Lola parce que je pensais qu’en n’étant pas Allemande je n’avais aucune chance de le gagner.

FL: C’était tellement évident pour moi qu’elle allait le gagner…

LC: Tu me le disais depuis le premier jour du tournage ! Et pendant la cérémonie cet enfoiré était assis à côté de moi et me tapait sur la cuisse en me disant « c’est ton tour, c’est à toi » et je me disais « merde, si je ne le gagne pas ils vont mettre le bazar dans la salle » et je me sentais tellement stupide !

FL: Ce qui est bien quand vous gagnez ces prix c’est que les gens qui vous les remettent connaissent votre travail et ce que vous avez accompli et il y avait de très bons acteurs en compétition.

LC: Et nous étions tellement heureux, nous en avons gagné 6! Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure musique, acteur, actrice et photographie, ce sont les meilleurs Lolas!

FL: D’habitude vous êtes assis aux Lolas et il y a plein d’équipes heureuses autour de vous et vous vous dites « ouais ouais, c’est bien… », là on gagnait à tous les coups !

LC: C’était une nuit incroyable.

Les spectateurs quittent le film en même temps que vous et sentent la sincérité de votre relation. Est-ce que vous avez senti que quelque chose de spécial se passait entre vous, que vous créez une alchimie entre vous?

FL: Définitivement. Moi aussi je suis tombé amoureux ! (Rires)

LC: Je l’ai senti oui, mais dès le casting. Si il y a une alchimie, une complicité, vous le savez. Dès la première seconde des essais du casting. Si elle n’est pas là avec certains acteurs vous pouvez travailler dessus pour tenter de la créer, mais quand elle est là dès le début vous savez que ça se passera bien. Je savais dès le casting avec Frederick et Sebastian que si j’avais le rôle ça se passerait formidablement bien. Et Burak et Frederick sont meilleurs amis et vous pouvez le sentir dans le film et vous pouvez vous nourrir de cette énergie qu’il y a entre eux.

FL: Ca peut se jouer mais si l’alchimie n’est pas là ça sonne faux et c’est inconfortable. Vous pouvez le sentir quand ça n’est pas là.

Votre relation semble très sincère, comment l’avez vous construite durant le film ?

LC: Les rôles sont travaillés et construits dans le scénario, l’alchimie c’est quelque chose que vous avez ou que vous n’avez pas. Si vous ne l’avez pas vous travaillez dessus. Et il n’est pas Sonne et je ne suis pas Victoria, ce sont nos rôles, nous devons donc travailler sur la construction de cette relation, sinon si ce n’était pas du travail nous tomberions amoureux et serions un couple dans la vraie vie, mais c’est faux…

FL: Pas pour moi!

LC: Mais vous savez quand vous comprenez quelqu’un. C’est un acteur tellement talentueux…

FL: Arrête, tu me gênes!

LC: Tais toi, c’est vrai! Quand je jouais avec lui c’était facile car je sentais vraiment toutes ces choses, c’était tellement facile de tomber amoureuse de lui.

FL: Voilà, c’est ça que j’aime entendre ! (Rires)

LC: Nous sommes tous différents de nos rôles, mais je me suis vraiment sentie comme dans une famille avec eux pendant le tournage. Quand je suis retournée en Espagne je n’arrêtais pas de dire à mon mari « ils me manquent tellement ! ». En tant qu’acteurs nous travaillons pour quelque chose comme ça nous arrive. Dans tous nos projets nous voulons que cette magie apparaisse, mais c’est quelque chose qui doit se travailler et parfois c’est facile, comme ici, parfois c’est plus dur.

Retrouvez notre critique de Victoria ICI !

(Un grand merci à Vincent Courtade de CineClubMovies.fr pour avoir partagé son fichier audio après que mon enregistrement a foiré !)

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