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Critique cinéma : Le Projet Nim

Le Projet Nim est le nouveau documentaire de James Marsh(Le Funambule) qui est sortit en salle le 11 janvier 2012.

James Marsh a obtenu le prix du Meilleur réalisateur de documentaire au Festival de Sundance 2011 avec ce film. Le Projet Nim s’inspire de l’essai « Nim Chimpsky, The Chimp who would be Human » (« Nim Chimpsky, Le Chimpanzé qui serait humain »), écrit par Elizabeth Hess.

Synopsis : Novembre 1973. Nim, un bébé chimpanzé naît en captivité dans un centre de recherche sur les primates. Dix ans après la parution du livre « La Planète des Singes », un éminent professeur de l’Université de Colombia fait l’expérience de confier ce tout jeune chimpanzé à une famille humaine pour étudier sa capacité d’apprentissage au langage. Le Projet Nim est alors lancé : il s’agit de prouver qu’un chimpanzé est capable d’apprendre à communiquer par le langage s’il est élevé dans un environnement humain. Grâce à ce professeur de psychologie, le primate est censé être initié à la langue des signes, puis acquérir des rudiments de vocabulaire et de grammaire lui permettant de faire part de ses réflexions et de ses émotions. En cas de succès, il serait donc permis d’espérer franchir la barrière de l’espèce et par la même de repenser la question de la condition humaine…

Casting : Bob Angelini, Bern Cohen, Reagan Leonard

Le Projet Nim est un documentaire sur l’histoire de Nim Chimpsky, un chimpanzé né en 1973 et décédé en 2000. Le documentaire suit les péripéties de sa vie, on le voit chez ses différents maitres/propriétaires/parents. On revit son parcours chaotique, ses défis, ses combats et son apprentissage de la dureté de la vie.

Il a été élevé comme un enfant humain, dans une famille de hippies qui devait lui apprendre le langage des signes. Malheureusement le psychologue qui voulait l’étudier et qui l’avait placé là n’était pas content des résultats… et le singe fut déplacé, changé de famille, coupé de ses liens avec sa « mère » Stephanie LaFarge qui lui avait même donné le sein.

C’est une histoire vraie, touchante sur l’histoire de ce singe manipulé par des groupes diverses. Un singe qui se croyait homme, un singe qui élevé par des humains a appris à parler le langage des signes. Plus d’une centaine de mots, des milliers de combinaisons, il était capable d’exprimer beaucoup de ses désirs, de ses « envies ». On le voit diverses fois taper dans ses mains pour dire « Jouer », son mot.

Le film mélange images d’époque, reconstitution, interview, pour nous guider chronologiquement dans cette histoire.

On admire ce singe, on le craint, on a envie de le défendre, on s’intéresse et on aimerait en savoir toujours plus. Je trouve ces êtres fascinants, mais trop manipulés par la science, par les expériences, …

D’ailleurs je trouve un peu dingue de voir que les « parents » de Nim lui filent des joins et de l’alcool dans ses premières années ! Un peu trop de libertés pour un jeune mais c’est vraiment que c’est mieux de le voir comme ça que de le voir enfermé pour la première fois dans une cage.

D’ailleurs quand on nous parle de sa vengeance, de ses actes violents on comprend sa rage et encore je trouve qu’elle est mesurée. Il a été élevé comme un humain et puis traité comme un objet. C’est assez rien raconté, assez bien expliqué, on comprend chaque étape et on arrive à réellement comprendre le singe… voir même mieux que l’humain.

Ça fait un peu penser à la Planète des Singes, surtout sur le début où on fait vite le parallèle avec l’éducation du jeune César. Quand on le voit obtenir des capacités humaines c’est impressionnant et surtout qu’il n’a pas les même capacités physique et qu’il est de loin supérieur à nous en puissance.

Le film est très bien réalisé, tout est bien narré entre les interviews et la voix off qui raconte. Les images parlent parfois d’elles mêmes et suffisent à faire passer les émotions de la boule de poil.

Je ne savais pas à quoi je m’attendais en allant voir ce film, à part une salle un peu vide et du calme. J’aime ce genre de documentaire, touchant, criant de vérité et qui au final font plus réfléchir sur l’humain que l’animal.

Ma note : 7.5/10

Public: Pas pour les enfants

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