La fée est le nouveau film du trio Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy déjà réalisateur de 3 longs métrages les mettant en scène en tant qu’acteur (Rumba, L’iceberg, …).

Le film sortira le 14 septembre 2011, c’est un film franco-belge.

Synopsis : Dom est veilleur de nuit dans un petit hôtel du Havre. Un soir, une femme arrive à l’accueil, sans valise, pieds nus. Elle s’appelle Fiona. Elle dit à Dom qu’elle est une fée et lui accorde trois souhaits. Le lendemain, deux vœux sont réalisés et Fiona a disparu. Mais Dom est tombé amoureux de la Fée Fiona et veut la retrouver.

Casting : Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy

Je n’ai pas vu les précédents film du trio de réalisateur, c’est donc avec des yeux neuf et en ne sachant pas à quoi m’attendre que j’ai été voir ce film.

La fée est un film drôle, burlesque, bien souvent à la limite de l’absurde mais c’est grâce à ça qu’une grande partie du charme du film fonctionne. Le film commence par l’introduction du veilleur de nuit, un homme sans âge qui a l’air de pas être à sa place, il déraille à vélo et sa vie déraille aussi. Il bosse de nuit dans un hotel et c’est là qu’il va rencontrer les quelques personnages du film dont Fiona La Fée.

Chaque rencontre est assez originale, entre l’homme et son chien, la fée pied nus, le barman hypermétrope et super miope, … Des enchaînements de gags un peu délirant le tout dans un décor parfois carton pâte avec montage à deux balles. Mais le charme est là, on aime cette simplicité qui colle finallement aux personnages du films, des personnages qui fuient un peu le naturel pour vivre la vie à leur façon.

” C’est quoi ton troisième souhait?” la grande question du film, qui revient à plusieurs reprise et qui montre l’attachement de Dom pour Fiona, si il exauce ce souhait peu être qu’elle disparaitra alors autant y réfléchir encore. La relation entre Dom et Fiona est super forte, ils sont attachant et on aimerait les aider les tourtereaux.

Le film comporte très peu de dialogue et joue beaucoup sur les images fortes, les gags et l’action. D’ailleurs dans l’absurdité du film, on peut remarquer des tonnes de faux raccords : des téléphones qui bougent, des films qui se rembobinent seuls, des disparitions de chaussures, … des détails que le spectateur peut voir sans problème et qui rajoute une touche de folie.

Durant le film on a le droit à 2 passages dansés, assez loufoque mais très bien maitrisé par Abel et Gordon. Pour petit rappel, ils sortent de l’école Lecoq à Paris et sont spécialisés dans le mime. Un duo vraiment talentueux pour ce qui est de nous faire ressentir des choses sans prononcer un seul mot.

Il y a des scènes un peu “violentes”, un peu “fortes” durant le film, une sorte de gros coup de folie en plus (oui ça en fait pas mal). Dès scènes qui font rire même si c’est assez grave, mais c’est un rire de soulagement qui montre que l’on est solidaire au couple Dom/Fiona.

Dans le film, le temps passe de manière très esthétique, entre le ventre de Fiona qui pousse, les affiches qui viellissent, la voiture qui se répare, rien n’est précisé mais c’est dans le détail qu’on remarque les changements.

La fée est un film enchanteur, des plus absurdes et décalés mais d’un charme immense. C’est de l’amour à l’état pur, une relation forte et douce entre un homme et une fée. Qu’on y croit ou pas.

Ma note : 9/10

Public: tout public

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Blogueuse spécialisée dans les écrans. Partage son temps entre les bouquins, les jeux vidéo, les séries TV, le cinéma et les podcasts.

2 Comments

  1. Petit à petit, Fiona Gordon, Dominique Abel et Bruno Romy ont imposé leur cinéma de poésie burlesque comme une sensibilité à part dans le paysage très balisé de la comédie francophone. Leurs films sont toujours un combat pour la tendresse et la désuétude. La Fée est drôle mais le récit est bancal. On attend un peu de nouveauté pour leur prochain film. Ma critique :
    http://tedsifflera3fois.com/2011/09/19/la-fee-critique/

  2. un film frais et émouvant, dans l’espace des possibles, et si ce qu’elle se dit fée – était vrai ? –

    en tout cas une histoire rondement menée, avec des situations proches de celles de Tati…

    Quelques longueurs toutefois, ou des scènes dont on ne voit pas trop l’utilité au niveau narratif ( autre que de faire rire), la scène du bébé oublié sur la voiture par exemple,

    Mais dans l’ensemble un univers poétique qui vient justement du décalage, même si exagéré , entre les personnages et la norme, toujours sous jacente: ( la police, l’hopital ,le commerce ).

    RC

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