Le journal de bord continue ! Déjà 5 jours que nous sommes à Deauville pour le 40ème anniversaire du Festival, et voilà que les stars commencent à arriver et la compétition à s’améliorer…

Mardi

Je commence la journée en douceur avec « The better angels » nouveau film de la compétition. En noir & blanc, ce film produit par Terrence Malick a un style reconnaissable entre tous : des murmures, des femmes qui marchent au ralenti dans des champs, la religion, la vie et la mort… Bref, pour ceux qui n’aiment pas la Malick touch, le film sera un supplice ! Pour les autres, cette histoire sur la jeunesse d‘Abraham Lincoln (car c’est bien le sujet) restera très intéressante d’un point de vue de la mise en scène et de la photographie au moins.

Puis, direction la conférence de presse d’une gueule du cinéma : Ray Liotta. Lorsqu’il arrive, tout le monde se tait, de peur qu’il nous envoie 3 mafieux pour nous tuer. C’est qu’il en impose le Liotta. Pourtant, au bout d’une phrase, on le découvre inoffensif et très drôle. Il plaisantera sur la traductrice assez vite : « Votre mari doit vous détester, vous vous souvenez de tout c’est insupportable ! ». Il confirmera également que les gens le confondent souvent avec ses personnages de mafieux alors qu’il avouera ne jamais s’être battu de sa vie en vrai. Mais il est déjà l’heure de retourner à la compétition avec le 8ème film en lice : « The Good Lie ».

Ray Liotta Deauville 2014

Et c’est une bonne surprise qui m’attend. Certainement le plus « hollywoodien » de tous les films vus jusqu’ici, « The Good Lie » aborde un sujet assez méconnu : celui des réfugiés soudanais aux Etats-Unis après la guerre au Soudan du sud. Certes un peu facile et édulcoré, le film se déroule en partie en Afrique, et ensuite aux USA, et a embauché de vrais exilés soudanais pour jouer les rôles des acteurs principaux. Émouvant, le film touche la corde sensible d’un sujet passé trop longtemps sous silence et qui mérite d’être montré. Dommage, il n’y avait malheureusement pas de conférence de presse pour avoir un peu plus de réponses aux nombreuses questions que l’on se pose en sortant de la projection…

Ce soir-là, nous retrouvons Ray Liotta au CID pour son hommage qui lui sera rendu par Vincent Lindon. Et quel hommage ! Comme d’habitude, Lindon excelle en discours. Drôle, passionné, l’acteur crie son admiration à un autre grand acteur de façon intelligente. Pas étonnant que sa côte de popularité soit si élevée à Deauville. Vincent, président ! Ray Liotta viendra alors le remercier sur scène pour ce beau discours et laissera la place au film du soir : « Alex of Venice ». Et non, nous ne dirons rien sur ce film car en réalité…il n’y a vraiment rien à en dire tellement l’ensemble manque d’intérêt !

Mercredi

Journée chargée ce mercredi ! Elle commence avec la projection de « Jamie Marks is dead » le matin. Dérangeant, intrigant, le film parle de la mort, des esprits, des morts-vivants de façon peu habituelle. Si les élèves présents dans la salle trouvent le film nul car je cite « y’a pas d’effets spéciaux », j’apprécie pourtant l’atmosphère du film, même si la présence d’un sosie parfait de Daniel Radcliffe me gêne beaucoup…

Puis, pour le deuxième film en compétition du jour, Deauville fait place à Gregg Araki, réalisateur foufou de « Kaboom » ou encore « Doom generation ». Cette fois -ci, il vient nous voir avec « White bird », sans Shailene Woodley qui voulait pourtant venir mais qui était prise sur un autre tournage. Ce White Bird est dans l’ensemble très sympathique à regarder. Le plus abordable des films d’Araki, sûrement le plus « normal », le moins extrême et même le plus contrôlé niveau sexualité comme le reconnaîtra son réalisateur en conférence de presse juste après. Ce sera d’ailleurs pour moi l’occasion d’avoir un choc lorsqu’un autre WAG, Al, m’apprendra que le réalisateur a 54 ans…Moi qui pensais que pour lui les problèmes d’adolescents qu’il décrit n’étaient pas trop loin pour lui encore… Cependant, le surjeu d’Eva Green et une fin expéditive me laisseront un arrière goût mitigé sur ce White Bird plutôt bien accueilli au CID.

Gregg Araki Deauville 2014 white bird

Après avoir assisté à la conférence de presse d’Araki, puis à celle (bien calme) de Will Ferrel et après avoir profité de la plage, c’est déjà l’heure de retourner voir le comique Will Ferrell au CID pour son hommage rendu par…Claude Lellouch. Choix plutôt inattendu, et effectivement, le réalisateur ne semble pas tout à fait au point sur la carrière de l’acteur qu’il compare tout de même à notre Dany Boon national… Peu importe, Will Ferrel fait le show en descendant chercher son prix.

Will Ferrell deauville 2014

Il passe dans les rangs, fait se lever les gens et arrive sur scène en déclarant pouvoir faire son discours en Français. En réalité, ce discours sera un enchaînement de phrases sans aucun sens comme « l’addition s’il vous plait ». Puis, Ferrell terminera par un « Sur le pont d’Avignon » qui sera repris en coeur par la salle. Beau moment ! Enfin, il remerciera Deauville de célébrer la comédie, genre bien souvent sous-estimé. Plus tôt dans la journée, l’acteur aura également confié qu’il réfléchissait à la possibilité de faire un deuxième Zoolander. On dit donc « à bientôt » au roi de la comédie qui aura décoincé Deauville !

will ferrell deauville 2014

Changement de registre après cet hommage avec la projection d’« Avant d’aller dormir », un polar avec Nicole Kidman et Colin Firth. Si l’histoire est bien écrite, surprenante et inattendue, le film est tourné de façon si plate que l’ensemble ressemble à un téléfilm un peu ennuyeux. Dommage ! Heureusement, Colin Firth sauve le tout de l’ennui total mais une fin un peu trop mielleuse (apparemment très différente de celle du bouquin) enterre définitivement un film qui avait pourtant un excellent potentiel de thriller psychologique.

Et c’est ainsi que s’achèvent ces deux journées encore bien remplies mais qui ne sont rien face à celles qui nous attendent encore… Affaire à suivre !

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Grande enfant qui donne son avis sur les films et les séries sur WAG. Et sur cine-nerd.fr . Et aussi sur welovecinema.fr ... Aime les acteurs et les expose sur ses avatars Twitter (@AnaBerno). Véritable pipelette à tendance bisounours, je suis pourtant Bretonne, donc mangeuse de crêpe têtue. Ce que je préfère sinon, c’est découvrir de nouveaux endroits à visiter et des nouveaux bars à tester entre amis.

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