Le film :

Malgré son affiche et surtout son slogan assez ridicule (« Et si l’amour était plus fort que la gravité » seriously ?) on attendait beaucoup de ce Upside Down. Il faut dire qu’une romance dans un futur complètement fou dans lequel deux mondes graviteraient en miroir nous inspirait les meilleurs dessins. Et puis on doit avouer qu’on est pas vraiment objectif quand un certain Jim Sturgess fait partie du casting …

Dès les premières secondes et après une très belle introduction qui nous explique les principes gravitationnels de ces deux mondes, on se dit qu’on est devant quelque chose d’assez dingue visuellement parlant. On prend alors une vraie claque quand on voit comment Juan Solanas a imaginé ces deux mondes. Upside Down ne ressemble alors à rien de connu et nous transpose en quelques secondes dans un univers d’une richesse inouïe et sera un festival visuel pendant près de deux heures. On se perd allègrement au gré des allés retours d’Adam entre le monde d’en bas et celui d’en haut et on se rêve d’un diner au café des deux mondes ou d’une danse dans ce lieu hors du commun.

Si visuellement c’est une merveille on peut dire que Juan Solanas est allé très loin dans ses idées et a construit un film comme une folie. Tout est génialement pensé et c’est un festival d’ingéniosité qui se déroule sous nos yeux. De la crème censée régénérer les tissus à une matière inversée qui défierait l’apesanteur, il y a dans ce Upside Down une dizaine d’idées par minute. A une époque où les réalisateurs se contentent de faire du rechauffé, Juan Solanas ose tout et propose un film vraiment à part, attachant et terriblement ambitieux !

Alors que la claque visuelle est au rendez-vous, l’émotion n’est pas oubliée. L’histoire d’amour entre Eden et Adam est d’une rare justesse et nous séduira instantanément. Comme des ames-soeurs séparés à la naissance, Eden et Adam doivent faire face à la dure réalité de la vie et aux règles de leur monde. Un amour impossible et interdit qui va être à l’origine de la quête folle d’Adam. Héros romanesque, Adam ne peut pas se résoudre à l’idée de vivre sans Eden et est prêt à tout pour la retrouver. L’histoire d’amour entre Adam et Eden nous rappelle les plus grandes du cinéma. D’ailleurs, le couple Sturgess/Dunst fonctionne à merveille et est sans conteste le plus glamour de la décennie !

Au delà d’une fantastique et très belle histoire d’amour, Upside Down s’attaque à des thèmes puissants. Dans un futur complètement déshumanisé on prend la pleine mesure des choses. Ici, les pauvres doivent voler pour s’en sortir et les riches mènent une vie de rêve sans se soucier des petits gens d’en bas. Upside Down n’est alors plus qu’une allégorie de la société actuelle dans laquelle les gens d’en haut accumule les richesses, alors qu’en bas on lutte pour s’en sortir. Et si la fin est un peu trop optimiste et idéaliste on aura quand même eu le coeur bien serré pendant tout le film.

Le Blu-Ray :

Après s’être pris une sacrée claque au cinéma, on ne s’attendait pas à être aussi secoué devant notre télé. C’était sans compter sur un très beau travail de Warner qui réalise un travail technique absolument saisissant. D’abord on doit souligner la navigation très simple et fluide qui rendent la découverte du Blu-Ray très agréable. Les contrastes sont divinement exploités donnant à l’image et au film toute sa puissance.  Les couleurs à la limite de la saturation utilisées par Solanas trouvent ici la profondeur qu’on espérait permettant une immersion totale. Accompagné d’une piste sonore parfaitement bien dosée (On se rend compte que la musique porte réellement le film) Upside Down trouve une nouvelle vie grâce à cette édition Blu-Ray.

Les Bonus :

Si comme nous vous avez été séduit par cette histoire folle, les bonus devraient vous ravir. Un Making-Off de 26 minutes vient lever le voile sur  les secrets du tournage, les origines du projet ainsi que sur la construction de cet univers si riche. Toute l’ambition du projet se retrouve dans ce très intéressant Making-Off. On découvre aussi l’envers du décors grâce à un petit focus sur la magie du numérique. On va comprendre comment le réalisateur a travaillé étape par étape pour créer son monde à double-gravité et sur les difficultés d’une telle entreprise. On reviendra également sur l’importance du storyboard dans cette histoire à l’occasion de la séquence du Tango montrant surtout comment ce film a du être préparé longtemps à l’avance. Enfin, Warner a l’excellente idée d’ajouter à Uspide Down le court-métrag “L’homme sans tête” de Juan Solanas, qui montre déjà l’imagination de l’homme derrière la caméra.

Bilan :

Un magnifique film dans une édition Blu-Ray sublime. Un Must-Have pour tous les romantiques disponible depuis le 04 septembre 2013 (Warner).

Author

Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

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Le film :

Malgré son affiche et surtout son slogan assez ridicule (« Et si l’amour était plus fort que la gravité » seriously ?) on attendait beaucoup de ce Upside Down. Il faut dire qu’une romance dans un futur complètement fou dans lequel deux mondes graviteraient en miroir nous inspirait les meilleurs dessins. Et puis on doit avouer qu’on est pas vraiment objectif quand un certain Jim Sturgess fait partie du casting …

Dès les premières secondes et après une très belle introduction qui nous explique les principes gravitationnels de ces deux mondes, on se dit qu’on est devant quelque chose d’assez dingue visuellement parlant. On prend alors une vraie claque quand on voit comment Juan Solanas a imaginé ces deux mondes. Upside Down ne ressemble alors à rien de connu et nous transpose en quelques secondes dans un univers d’une richesse inouïe et sera un festival visuel pendant près de deux heures. On se perd allègrement au gré des allés retours d’Adam entre le monde d’en bas et celui d’en haut et on se rêve d’un diner au café des deux mondes ou d’une danse dans ce lieu hors du commun.

Si visuellement c’est une merveille on peut dire que Juan Solanas est allé très loin dans ses idées et a construit un film comme une folie. Tout est génialement pensé et c’est un festival d’ingéniosité qui se déroule sous nos yeux. De la crème censée régénérer les tissus à une matière inversée qui défierait l’apesanteur, il y a dans ce Upside Down une dizaine d’idées par minute. A une époque où les réalisateurs se contentent de faire du rechauffé, Juan Solanas ose tout et propose un film vraiment à part, attachant et terriblement ambitieux !

Alors que la claque visuelle est au rendez-vous, l’émotion n’est pas oubliée. L’histoire d’amour entre Eden et Adam est d’une rare justesse et nous séduira instantanément. Comme des ames-soeurs séparés à la naissance, Eden et Adam doivent faire face à la dure réalité de la vie et aux règles de leur monde. Un amour impossible et interdit qui va être à l’origine de la quête folle d’Adam. Héros romanesque, Adam ne peut pas se résoudre à l’idée de vivre sans Eden et est prêt à tout pour la retrouver. L’histoire d’amour entre Adam et Eden nous rappelle les plus grandes du cinéma. D’ailleurs, le couple Sturgess/Dunst fonctionne à merveille et est sans conteste le plus glamour de la décennie !

Au delà d’une fantastique et très belle histoire d’amour, Upside Down s’attaque à des thèmes puissants. Dans un futur complètement déshumanisé on prend la pleine mesure des choses. Ici, les pauvres doivent voler pour s’en sortir et les riches mènent une vie de rêve sans se soucier des petits gens d’en bas. Upside Down n’est alors plus qu’une allégorie de la société actuelle dans laquelle les gens d’en haut accumule les richesses, alors qu’en bas on lutte pour s’en sortir. Et si la fin est un peu trop optimiste et idéaliste on aura quand même eu le coeur bien serré pendant tout le film.

Le Blu-Ray :

Après s’être pris une sacrée claque au cinéma, on ne s’attendait pas à être aussi secoué devant notre télé. C’était sans compter sur un très beau travail de Warner qui réalise un travail technique absolument saisissant. D’abord on doit souligner la navigation très simple et fluide qui rendent la découverte du Blu-Ray très agréable. Les contrastes sont divinement exploités donnant à l’image et au film toute sa puissance.  Les couleurs à la limite de la saturation utilisées par Solanas trouvent ici la profondeur qu’on espérait permettant une immersion totale. Accompagné d’une piste sonore parfaitement bien dosée (On se rend compte que la musique porte réellement le film) Upside Down trouve une nouvelle vie grâce à cette édition Blu-Ray.

Les Bonus :

Si comme nous vous avez été séduit par cette histoire folle, les bonus devraient vous ravir. Un Making-Off de 26 minutes vient lever le voile sur  les secrets du tournage, les origines du projet ainsi que sur la construction de cet univers si riche. Toute l’ambition du projet se retrouve dans ce très intéressant Making-Off. On découvre aussi l’envers du décors grâce à un petit focus sur la magie du numérique. On va comprendre comment le réalisateur a travaillé étape par étape pour créer son monde à double-gravité et sur les difficultés d’une telle entreprise. On reviendra également sur l’importance du storyboard dans cette histoire à l’occasion de la séquence du Tango montrant surtout comment ce film a du être préparé longtemps à l’avance. Enfin, Warner a l’excellente idée d’ajouter à Uspide Down le court-métrag “L’homme sans tête” de Juan Solanas, qui montre déjà l’imagination de l’homme derrière la caméra.

Bilan :

Un magnifique film dans une édition Blu-Ray sublime. Un Must-Have pour tous les romantiques disponible depuis le 04 septembre 2013 (Warner).

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Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

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