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[Festival] Cannes Inside : Day 6

Après avoir fait mon « petit sac » (je suis une fille vous pensez bien que pour une semaine à Cannes j’ai huit valises), me voilà en route pour Cannes. Ce matin, j’ai rendez-vous avec Guillaume Canet et son Blood Ties. Ayant pu réserver ma place la veille, je me balade sur la Croisette le coeur léger. Même si le choix Canet impose de rater le rattrapage Coen

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Aujourd’hui, il fait chaud et beau sur la Croisette. Mon pull + veste + écharpe ne semblent plus très adaptés à ce vrai mois de Mai. Un café et une petite discussion avec les copains d’Après la Séance révoltés par le Takeshi Mike du matin plus tard, me voici déjà sur les marches. Film très attendu oblige, je m’y prends tôt histoire d’être sûre de pouvoir rentrer. À ma grande surprise, c’est dans une salle à moitié vide que se déroulera la projection du film… Personne en orchestre, un balcon loin d’être complet, je me demande pourquoi Blood Ties ne passionne pas plus. 2h30 plus tard et après avoir un peu lutté contre le sommeil, je me rends compte de la déception. Guillaume Canet nous prouvant ainsi que ne s’appelle pas James Gray qui veut. Dans un polar aseptisé on attend que le film commence… Prenant sans doute trop le temps de s’intéresser à ses personnages, Guillaume Canet manque le sujet principal de son film et oublie toute la nervosité qu’on attendait. Heureusement, le réalisateur français se rattrapera dans une fin complètement hallucinante qui vous prend aux tripes et ne vous lâche plus. Côté casting, on sauvera Billy Crudup et peut-être Clive Owen (un peu moins mauvais que d’habitude) mais difficile de faire des éloges sur les prestations d’acteur et sur celles des actrices complètement effacées. La palme de ridicule revenant encore une fois à Marion Cotillard, à peine crédible avec son accent italien…

Bien que je sois déçue par Blood Ties, je m’échappe de la projection pour tenter une approche à la conférence de presse. Encore une fois, me voici au bon endroit au bon moment, puisque je vois l’équipe du film passer devant moi. Difficile d’insérer mon appareil photo face à la cohue. Guillaume Canet sourit, Marion Cotillard aussi. J’oublie alors un peu ma déception du matin et profite de ce moment.

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Programmé aujourd’hui, mon amour pour Louis Garrel m’oblige à trouver une place pour Un Château en Italie. Parce que seule séance programmée, l’accès est compliqué tant il faut contenter tout le monde : invités comme journalistes. N’ayant pas le choix, je me me vois contrainte de mendier. Pas glorieux tout ça mais il faut ce qu’il faut quand on veut apercevoir celui qui fait battre mon coeur depuis Dans Paris. Trente minutes plus tard, mon écriteau fait son effet et je reçois le précieux sésame. Je m’installe dans la salle et attend patiemment l’arrivée de l’équipe du film. Dans la salle, l’anarchie commence à gagner la foule. Entre ceux qui veulent s’assoir ailleurs et ceux qui ne trouvent pas de siège, le personnel du Palais semble complètement débordé. Les gens commencent à s’agacer pendant que j’apprends qu’en bas des marches une « mini émeute » a eu lieu… Cette édition semble être marquée par beaucoup d’énervement de la part des festivaliers. Il faut dire que l’organisation du festival laisse vraiment à désirer alors que tout le monde semble être à cran. Le festival, toute cette pression… L’équipe entre dans la salle, les lumières s’éteignent, voyageons en Italie.

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Si Château en Italie séduit par sa légèreté et sa fraicheur, force est de constater que l’émotion semble avoir été toute oubliée. On ne sait pas trop ce que veut nous dire Valéria Bruni Tedeschi et on ne comprend pas non plus les différents messages de son film. On sourit, rigole parfois devant ce film décalé mais tout est tellement brouillon qu’on a vraiment du mal à rentrer dedans. Louis Garrel est exquis (suis-je vraiment objective ?) dans son rôle taillé sur mesure. Cependant, le film demeure un peu trop bancal pour nous convaincre. Dommage.

Un panini en guise de déjeuner, je me dirige maintenant vers la salle du soixantième pour découvrir le documentaire Séduits et Abandonnés. Une heure plus tard, on m’informera que la séance est complète (pour changer) et je me dirigerais gentiment vers la sortie alors que derrière moi les esprits s’échauffent encore. Je laisserais aussi tomber le James Franco, trop de monde déjà dans la fille d’attente, et les retours très négatifs de la journée ne me motivant pas à tenter ma chance.

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Ce soir de toute façon, c’est soirée Arte sur leur Yatch amarré au port de Cannes. Dans une ambiance cosy et chaleureuse, de nombreux festivaliers se sont retrouvés sur le pont profitant ainsi d’un super DJ Set de Rone. Première coupe de champagne du festival : il était temps ! La soirée se terminera aux alentours d’une heure du matin et je repars avec un petit sac Nuxe. À l’intérieur, un flacon d’Huile Prodigieuse, best-seller de la marque qui me donne déjà des envies de plage ! Après une petite tentative ratée pour rejoindre les plages, je finis ma soirée au Petit Majestic. Là je rencontre des indiens, parle même Italien et discute avec un homme ayant travaillé 7 ans avec Ang Lee sur l’Odyssée de Pi. Pas trop le temps de s’éterniser, il faut rentrer, demain un gros programme m’attend et la nuit sera courte.

CannesNuxe

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