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[Cinéma] Un jour, j’irai à Cannes…

Festival-cannes-2013

Nespresso a proposé, cette année encore, un jeu concours permettant à un blogueur de jouer au journaliste pendant 4 jours à Cannes. Comment valider sa participation ? En écrivant un texte narrant 4 moments café sur la plage Nespresso. Trois des Girlz se sont prêtées au jeu. Malheureusement, ce n’est pas pour nous cette année. On partage malgré tout avec vous nos rêveries cannoises.

Songe d’une nuit cannoise

Il était une fois, un rêve, une plage, du sable, du café, Nespresso. Et vu que je suis une fille, il était aussi une robe, des bijoux, du maquillage et des chaussures.

Malgré la chaleur étouffante ambiante, tout le gratin du festival cannois se retrouve sur la plage  Nespresso pour se remettre de ses émotions cinématographiques du jour. Comme une petite souris, je m’invite à la fête, même si le café n’est pas franchement ma tasse de thé.

Autour de moi se pressent toutes les stars qui cultivent mon esprit et mes rêves depuis des années.

Je commence par observer l’équipe de The Bling Ring, chahutant les pieds dans l’eau quelques mètres plus loin. La troupe sirote un café frappé à la paille. Des scènes à la mélancolie à la fois si forte et si douce des films de Sofia me traversent immédiatement l’esprit. Durant quelques secondes, j’ai l’illusion d’être une des sœurs Lisbon qui aurait réussi à s’échapper du futur pesant imposé par ses parents.

Un serveur me tire de ma rêverie coppolienne en me proposant une tasse d’Arpeggio que je n’ose refuser, tremblante. Et si, tel dans  Inception, je vivais un rêve dans le rêve ? Et si le café me réveillait, faisait disparaître ce doux instant utopique qui me parait si réel ? Je trempe mes lèvres en fermant les yeux. J’hésite une demie seconde avant d’oser les rouvrir. Tout le monde est toujours là. Je me permets un Nespresso, what else ? au serveur, qui esquisse un sourire.

De nouveau seule au milieu de toutes ces personnes importantes, je laisse mon regard naviguer sur la plage.

Mes yeux arrêtent immédiatement leur recherche quand le visage angélique de Leonardo DiCaprio s’impose à moi. Je replonge en 1997, cette année de mon enfance où “Leo” berçait mes songes et alimentait toutes les conversations en cour de récréation. Jack, si tu sautes, je saute. Je ris discrètement et reprends mes esprits quand nos regards se croisent. La fumée du café trop chaud sur mes lèvres me donne sans doute un air de Rose Dawson dans la salle des machines.

Une dernière gorgée pour la route ; il est l’heure de rentrer. En me dirigeant vers la sortie je croise un visage qui me parait familier. Je m’arrête en réalisant. C’est lui. L’homme qui m’a offert mon  premier frisson d’enfant, ma première peur, mes premiers sanglots. Le cinéaste qui raconte les histoires comme nul autre. Je viens de frôler Steven Spielberg, faisant tanguer dangereusement le liquide noir qui se trouve dans sa tasse.

J’aurais envie de lui dire merci, merci de m’avoir fait grandir, mais l’émotion m’empêche de formuler une phrase censée. Comme le Peter Pan de son Hook, je le tiens mon souvenir agréable, il suffirait d’un peu de poussière de fée pour que je m’envole.

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