Four Stations est un film de Boonsong Nakphoo.

Le film a obtenu le Lotus du Jury au Festival du cinéma asiatique de Deauville 2013.

Synopsis La vie le long de la voie ferrée, dans quatre régions différentes dela Thaïlande.AuNord, Tu Poo, un vieux moine, essaie tant bien que mal d’enseigner la sagesse et la maîtrise de soi à ses novices. Au centre, Too, un travailleur venu de Birmanie doit quitter son travail afin de retrouver sa femme et empêcher son retour prématuré dans son pays d’origine. Au Nord-Est, Bookong, un orphelin, fait de son mieux pour gagner la confiance de sa tante et de son mari. Au Sud, Chuan et Klaew qui vivaient en bon voisinage depuis des années ne peuvent plus se supporter.

Casting : Yanisa Arjpru, Piya Chaikaewkhao, Pra si Poonyamano, Samarnmit Promwong, Nares Pudpisud, Suchart, Boontham Thepburi

Après Poor people the Great, Four Stations est le deuxième long métrage de Boonsong Nakphoo. Quatre histoires se déroulent en parallèle avec comme seul lien la voie de chemin de fer qui traverse la Thaïlande. Quatre histoires de pauvreté qui abordent l’amour, l’amitié, la dignité, la morale, l’honneur, …

Nous commençons à avoir l’habitude de ces films qui suivent plusieurs histoires en parallèle. Le fil les reliant est plus ou moins ténu. Ici il n’est qu’un prétexte. Il aurait pu s’agir d’une ligne de train, d’une rivière ou d’une ligne aérienne, ce que veux nous montrer Nakphoo c’est la vie des miséreux dans les campagnes et les petites villes thaïlandaises. Ses personnages ne se croiseront donc jamais, chacun vivant son histoire de son côté, sans que le train ait une réelle influence, représentant seulement un nouvel horizon quand certains, dans un grand cliché, marcheront sur la voie vers le lointain.

Le souci des films de ce type rassemblant plusieurs histoires, c’est qu’elles sont souvent inégales. Et ici par sa volonté de tout traiter, Nakphoo a trop voulu en rassembler. Plusieurs d’entre elles n’apportent rien à ce qu’il essaie de montrer et ne rendent l’ensemble que plus confus, le faisant ressembler à un fourre-tout de scènes. Comme si il avait imbriqué quatre courts métrages pour en faire un seul film d’1h43. La confusion qui règne dans le film nous perd et le montage ne nous aide pas. Peu de choses distinguent les différentes histoires, il faut donc à chaque fois attendre que l’un des protagonistes apparaisse pour que nous sachions dans quelle histoire nous nous trouvons.

Ces quatre histoires ne vont finalement nulle part. Les quatre sont développées et sont à moitié finies. En se concentrant sur deux d’entre elles, comme l’histoire du moine et celle du couple en situation irrégulière par exemple, le sujet aurait pu être plus fouillé et intéressant plutôt que de nous promener de scènes en scènes, nous montrant certes la pauvreté et la difficulté de la vie de ces gens, mais rien qui ne ressemble à un message ou qui éveille vraiment notre intérêt.

Note : 1/10 Four Stations s’étire en longueur, devient particulièrement lassant, ne va nulle part et le train nous oublie en route.

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Blogueuse spécialisée dans les écrans. Partage son temps entre les bouquins, les jeux vidéo, les séries TV, le cinéma et les podcasts.

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