Apparition  est un film de Vincent Sandoval.

Le film a reçu le Prix du Public du festival du cinéma asiatique de Deauville.

Synopsis : 1971. Les sœurs du Monastère de l’Adoration mènent une existence paisible et isolée, loin de Manille. La mère supérieure Ruth dirige le lieu. La jeune Lourdes a rejoint le monastère et découvre la vie recluse. Peu de temps après son arrivée, Remy, une nonne externe, reçoit la visite de sa mère qui lui annonce la disparition de son frère activiste.

Casting : Rustica Carpio, Fides Cuyugan-asensio, Mylene Dizon, Madeline Nicolas, Star Orjaliza, Jodi Sta. maria, Raquel Villavicencio

Deuxième film de Vincent Sandoval, Apparition se déroule majoritairement dans un cloître de sœurs. Retirées du monde dans une vie monastique, la mère supérieure Ruth et ses nonnes n’ont aucun accès au monde extérieur, si ce n’est Remy, nonne externe qui va faire les commissions du cloître. La jeune sœur Lourdes lui est adjointe peu après son arrivée dans le cloître. Au milieu du silence paisible de ce havre de paix et de solitude, le monde extérieur va se rappeler à elles d’une façon cruelle.

Vincent Sandoval filme la foi avec une image pure, sans défaut. Le cloître est propre, bien rangé, les robes toujours immaculées, tout y est paisible. Les évènements qui surviennent questionnent la foi des sœurs, leur isolement et leur engagement. Comment rester sourdes à la détresse, comment la prière pourrait-elle soulager, pourquoi ces épreuves ? Le doute survient en même temps que la saleté dans l’image. Lorsque la tranquillité et l’innocence sont corrompues, le désordre prend pied dans le havre de paix. La main ferme de la mère supérieure ne suffit plus à faire taire les questions que les nonnes adressent à Dieu, à leur famille ou entre elles, d’autant qu’elles-même doutent. Sandoval n’apportera aucune réponse à leurs questions, laissant la force de la foi les guider ou les perdre.

Prises malgré elles sous une autorité masculine qui les opprime à l’extérieur du couvent sous la forme des paramilitaires et du régime de Marcos, la figure masculine leur impose également ses visions à l’intérieur du cloître, sous la double figure du prêtre et du Christ.

Aux deux tiers du film, l’atmosphère commence à retomber dans des longueurs malvenues. L’image ressemble parfois trop à un téléfilm, nuisant à la qualité et à la force de cette histoire dure.

Note : 6/10, Une exploration de la foi confrontée à des évènements très durs. Des longueurs et un aspect qui fait parfois penser à un téléfilm nuisent au sujet.

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Blogueuse spécialisée dans les écrans. Partage son temps entre les bouquins, les jeux vidéo, les séries TV, le cinéma et les podcasts.

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