Dans le cadre du programme DVD Trafic organisé par Cinetrafic, nous vous proposons pour inaugurer notre rubrique “En DVD” la chronique du film de Walter Hill “Dernier Recours” sorti le 1er Mars et distribué par Metropolitan.

Sorti en 1996 et passé quasi inaperçu, Dernier Recours est en fait un remake de “Yojimbo” d’Akira Kurosawade datant de 1964.
Le cultissime Sergio Leone en avait déjà fait un remake intitulé “Pour une poignée de dollars”, qui avait connu un immense succès à la fois critique et public.

Smith est un voyageur solitaire au passé sombre et mystérieux. Un jour, en plein Texas il traverse la ville perdue de Jericho. Ville qui semble abandonnée aux mains de deux familles rivales qui se livrent une guerre sans merci au temps de la prohibition. Mais la venue de Smith sera loin de passer inaperçue…

Dernier Recours s’inscrit dans la véritable tradition des western américain. Tout y est : le croc mort, les regards menaçants qui s’entrecroisent, et bien entendu les échanges de tirs qui n’arrêtent pas. Esthétiquement, le film est assez réussi, mais est peut être un peu trop poussée : de la poussière à go go, des bottes de pailles qui traversent la route en veux tu en voilà, ces couchers de soleil sur les pleines arides… On est dans une véritable transposition du temps des western à l’époque de la prohibition américaine.

L’histoire vous tient en haleine durant tout le film, et une tension constante s’installe dès le début pour ne plus vous lâcher. Pas le temps de s’ennuyer. On reprocherait peut être un manque de surprise, tant le scénario s’inscrit dans la ligne classique des vieux western.

Quand aux acteurs, c’est également là la force du film. Bruce Willis est génial en voyageur et tueur impitoyable. Il en fait peut être un peu trop par moment, bien qu’après tout ce soit son rôle qui veut cela. Christopher Walken se fait un peu discret en fou défiguré et terrifiant, mais est tout de même excellent ; un rôle qui lui va à merveille.

Dernier Recours est donc un bon film. Surtout très bien interprété. Son atout majeur réside dans le fait qu’il  est totalement hors du temps. Le réalisateur arrive à nous perdre entre ces deux périodes si chères au cinéma américain : le temps des westerns et la prohibition.

A.

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