Après le carton de son spectacle Zèbre et son passage remarqué dans LOL : qui rit, sort !, Paul Mirabel franchit le cap de la fiction avec Paul, la série, disponible depuis le 2 octobre sur Prime Video. Six épisodes de trente minutes coécrits avec Mourad Boudaoud, Johan Gromb et Nathanaël Monier, où l’humoriste joue avec son image de grand mou dépassé par les événements.
J’avoue qu’à l’annonce du projet, j’avais une petite appréhension. Est-ce que je supporterai ce personnage pendant 6 épisodes ? Encore sur LOL ça allait mais là c’est lui au centre ? Et la curiosité l’a emporté, on a enchaîné la saison en deux soirs.

Un pitch classique mais une autodérision savoureuse
Le point de départ : Paul sèche complètement sur l’écriture de son nouveau spectacle (Par amour), alors que la première est dans six semaines. Pour trouver de la matière, son meilleur pote Dan (excellent Abraham Wapler, qui insuffle une énergie digne du casting de Five) l’entraîne dans une suite de plans foireux. Entre la tentative de reconquête de son amour de jeunesse (Enya Baroux) et les galères du quotidien, la série déroule une autofiction bien rythmée.
La vraie bonne surprise, c’est Paul Mirabel lui-même. En jouant ce personnage lunaire et timide qu’on lui connaît sur scène, il réussit à être étonnamment convaincant et à distiller une réelle émotion. On retrouve aussi avec plaisir toute une galerie de guests aux petits oignons : Marine Leonardi en agente complètement frappée, Jérémy Ferrari en humoriste égocentrique, Marc Geromegnace, ou encore Éric Judor.
Pour ceux qui sont sensibles au décalage social, au manque de confiance en soi ou à cette impression constante d’être un drôle de “zèbre” au milieu des autres, la série touche juste. C’est léger, drôle, et ça détend.

Une chute qui gâche un peu la fête
Seul vrai point noir au tableau : la toute fin de la saison. Sans trop en dévoiler, le message inattendu délivré par Sandra (Eva Huault) à la fin de l’épisode 6 cherche visiblement à amorcer une saison 2, mais la décision narrative tombe à plat. Cette conclusion m’a paru franchement artificielle et pas nécessaire, venant casser la jolie dynamique douce-amère installée tout au long des six épisodes. On aurait largement préféré rester sur la trajectoire personnelle de Paul sans ce twist de dernière minute.
Malgré ce faux pas final, la série reste une comédie très réussie, idéale pour décompresser le temps d’un week-end.
1 Comment
Ah j’avais oublié que ça sortait ! Il avait diffusé la bande annonce quand on est allé voir son spectacle en avril, ça m’intriguait, pourquoi pas !