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[Concert] Macklemore & Ryan Lewis au Zénith de Paris

Pour son troisième et dernier concert dans la capitale, Macklemore a mis le feu au Zénith ce dimanche 6 octobre. Près de 18 000 personnes au total seront donc venu applaudir Ryan Lewis et le phénomène Macklemore en l’espace de 2 semaines. Ce fut difficile d’obtenir des places pour ce qui s’annonçait être un excellent show, et on comprend désormais pourquoi…

Pourtant, il y avait de quoi avoir peur quand on découvre le public qui s’est déplacé en masse au Parc de la Villette en ce dimanche après-midi. A forte tendance féminine, ce groupe de fans a surtout une moyenne d’âge de 16 ans. Le pire est à craindre, encore plus quand on nous fait attendre dans la salle avec une première partie qui n’en est pas vraiment une, puisqu’un DJ chauffe l’ambiance en passant l’intégrale de Rihanna, Black Eyed Peas et autre David Guetta. Le rêve en somme, ou pas.

50 mn après ça (et c’est long 50mn entouré de collégiens hystériques) « Welcome to the Heist » résonne enfin dans la salle. Alors que Ryan Lewis est déjà perché derrière ses platines juste devant les écrans géants, Macklemore débarque sur scène pour chanter 10 000 hours. Il enchaîne rapidement sur deux rap assez rapides avant de parler longuement de son amour pour Paris. Long discours qui en plus de faire crier la foule aura surtout le mérite d’introduire Thrift Shop.

Moment forcément attendu, les trois danseuses, les trompettistes et le chanteur Wanz se défoulent dans un décor de friperie, jetant des vêtement dans le public complètement déchaîné et dont certains étaient venus déguisés comme dans le clip. Les lumières éclatent, quelques jets de feu aussi et le concert est lancé. Mais Macklemore, maîtrisant le rythme et pensant certainement à récupérer son souffle se relancera après ça dans un long discours sur l’importance de l’improvisation en concert. Il partira alors dans une démonstration de beat box et une revisite de son titre Make the money pratiquement a capella. Pas de doute, l’homme a du talent !

Puis, alors qu’il revient sans honte sur ses faiblesses, ses problèmes de drogues et d’alccol et sa cure de désintoxication en 2008, il chante Starting Over qui prend tout son sens. Et puisqu’il est parti dans les chansons plus « douces », il enchaîne ensuite sur celle qui reste le plus beau titre de son album et que le public reprendra en coeur:  Same Love. Il accompagne la chanson d’un discours quasi politique mais puissant sur l’égalité et remercie la France d’avoir avancé dans ce domaine.

C’est après cette pause agréable où l’on a pu apprécier la voix et le flow de Macklemore que la deuxième partie du show commence. Les premières notes de Can’t hold us raisonnent dans le Zénith qui ne contient plus sa joie. Les gradins, debout depuis le début commencent à sauter tous ensemble dans tous les sens. Sur scène, un feu d’artifice éclate, le son est à fond, le public est au maximum quand le chanteur Ray Dalton débarque pour le refrain.

macklemore zenith 6 octobre

Mais alors que l’on pensait que le point culminant du concert avait été atteint, Macklemore nous prouve que c’était juste un échauffement puisque s’en suit un clip déjanté et hilarant projeté avant son White Walls qu’il vient chanter déguisé en mi-cowboy mi-mariachi. Si la température baisse un tout petit chouilla lors du superbe Wings , elle remonte aussi sec lors du « final » après la présentation des artistes.

Le mot d’ordre est donné, Macklemore veut que l’on s’amuse, et qu’on danse. Il revient alors sur scène avec une cape à paillettes, une perruque blonde à la Tina Turner et entame un And we danced plus énergique et délirant que jamais. Histoire de clore ce concert en beauté et de nous fatiguer encore un peu plus, Irish Celebration retentit, accompagné d’explosions de confettis aux couleurs du drapeau irlandais, d’un deuxième feu d’artifice et d’un jeu de lumière qui défie toute parade de la Saint-Patrick.

Alors que le public est à son paroxysme de l’excitation, Ryan Lewis, Ray Dalton et Macklemore finissent par reprendre Can’t hold us. Cette fois-ci, tout le monde se lâche complètement, y compris les ballons géants que le public reçoit et renvoie, tandis que Macklemore se jette dans la foule du Zénith transformé en boite de nuit géante. Encore sonné et déchaîné, le public doit pourtant quitter les lieux après cette gigantesque récréation, mais c’est sans compter sur quelques groupes décidés à rester s’amuser dans la montage de cotillons et de confettis encore sur place, comme un lendemain de premier de l’an.

Tout le monde ressort épuisé mais le sourire au lèvres d’avoir assisté à un véritable spectacle plein d’humour, de folie, d’énergie et surtout de talent. Il fallait bien 3 dates pour cet artiste qui révèle tout son potentiel sur scène dans un naturel déconcertant. Un artiste qui prend tout son plaisir à faire plaisir à son public, et dont le but premier est de s’amuser. Un spectacle aussi spectaculaire…nous, on en redemande !

 

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2 Responses

  1. Quelle chance d’avoir pu assister à ce concert !
    Par contre, je ne m’imaginais pas un public aussi jeune ! Merci pour ce retour de concert, il faudra que je sois plus rapide la prochaine fois pour prendre mes places ;-)

  2. Moi non plus je n’imaginais pas un public si jeune ! Pour moi, Macklemore fait du rap « à l’ancienne » avec des textes travaillés. Mais son association avec un DJ doit attirer les plus jeunes certainement !

    Mais il est vraiment incroyablement bon sur scène, et il a un sacré souffle pour danser autant et assurer le spectacle. Il faut vraiment tenter d’avoir des places pour son prochain concert il fait définitivement partie des showmen ;)

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