Alors que la rentrée a repris ses droits et tué tout espoir d’été indien, c’est le coeur lourd que nous regagnons Paris après dix jours passés au coeur du Festival Américain de Deauville. On rambobine une dernière fois avant de fermer définitivement le volet normand !

Si Vincent Lindon nous avait profondément ému avec son discours d’investiture, les réjouissances auront été de courtes durées. Et oui car cette édition 2013, coté cinéma en tout cas, aura été marquée par une noirceur difficilement soutenable. 14 films en compétition qui semblaient se retrouver autour d’un thème commun : la vengeance. Triste constat alors d’avoir devant nous une lucarne sur une Amérique complètement désillusionnée dans laquelle la violence semble être l’unique et seul recours. On aurait du compter les coups de feu, recenser le nombre d’armes utilisées et même s’intéresser à leur portée… Si on est très inquiet devant ce triste constat une chose reste certaine : Aux USA, les armes et les pelles ne connaissent pas la crise !  Quoi qu’il en soit on aura passé dix jours principalement au coeur de règlements de comptes et de tueries. Parfois on aura pris un bol d’air (pas si apaisant) en mer, en foyer pour adolescents “difficiles”, ou au sein d’une communauté écolo. Deux fois on nous aura parlé d’amour. Si le premier nous aura carrément coupé le souffle, le second sous ces airs de Bonnie & Clyde nous aura un peu indifféré. Quoi qu’il en soit on en aura vu des choses ! Du bon comme du moins bon, du réjouissant comme du pathétique, du film terre à terre au film sous acides, on se félicite d’avoir tenu bon et vu pas loin de 35 films en 10 jours.

Alors qu’on aura pesté quelques fois contre l’organisation (coucou le film de Larry Clark annulé à la dernière minute pour “non réception de la bobine…”) et les festivaliers (coucou le retraité qui se scandalise devant We Are what We Are) tout se passait relativement bien (enfin si on enlève une interview de Justice qui tombe à l’eau à M – 15 et leur carte blanche expédiée en 3 minutes chronos qui nous aura mis bien mal à l’aise) jusqu’à ce que les différents Jury remettent leurs prix. On critiquera pas le prix remis par la critique internationale mais pour le reste, on était presque à s’arracher les oreilles… Un premier prix de la Public remis à Fruitvale Station alors qu’il était tout destiné à Short Term 12 nous aura fait mal au coeur. Coeur qu’on nous aura arraché quand on entendra Valérie Donzelli doublé le film de Coogler avec le Prix de la révélation cartier. Si on a rien à dire sur le logique All Is Lost en Prix du Jury (ex-aequo avec Stand Clear of The Closing Doors) le Grand Prix aura fait l’effet d’une vaste blague. Night Moves sérieusement ? Sans doute pas le plus inintéressant film de la sélection mais très certainement parmi les plus chiants… 2heures pour faire péter un barrage et se rendre compte que c’est mal moai… Notre chouchou Short Term 12 injustement oublié et le magnifique Breath In tout simplement boudé, on a encore une fois du mal avec les Palmarès ! Si Vincent Lindon demande au public de Deauville de revenir l’année prochaine, nous on émet certaines réserves si ses gouts n’ont pas évolué d’ici là !

Bizarrement on se sent pas ultra-fatigué après ces dix jours. Il faut dire qu’à Deauville, l’ambiance n’est pas celle cannoise. Bien sur, le soir l’éternelle question spaghettis/penne animait nos débats mais bon… On aura quand même eu la chance de gouter aux nuits normandes grâce à Mehdi (@Les_Cinevores) à l’occasion d’un vernissage d’expo à l’Hôtel Royal. Une soirée marquée par un buffet absolument divin, un décor hallucinant et un open bar qui  aura fait bien des ravages. Il paraîtrait même que votre humble envoyée spéciale ait percuté de plein fouet Jérémie Elkaim avant de chercher dans tout Deauville, un drapeau américain à dérober… Il paraitrait…

On aura aussi croisé des stars, fait partie de la famille du cinéma pendant 10 jours et réalisé quelques interviews. On aura surtout croisé d’autres passionnés qui sont devenus notre famille (@BobineSelective @iFan @salles_obscures @LeonoraPerrin @AnaBerno @FredMyscreen@GoneSkaGone ) Alors qu’on touchait le rêve du doigt, difficile alors de revenir à la réalité. En tout cas le rendez-vous pour l’année prochaine est pris en espérant que le palmarès se rapproche plus du notre !

Top 3 Film Compétition#DeauvilleUS                                 Top 3 Film Hors Compétition #DeauvilleUS

1.Breath In                                                                                            1. Guillaume et les Garçons, à table !
2. Short Term 12                                                                                  2. Marfa Girl
3. Blue Caprice                                                                                     3. Lovelace

Deauville en Bref : 1ère Partie : https://www.we-are-girlz.com/chroniques-cine/deauville-2013-1ere-partie/
Deauville en Bref : 2nd Partie : https://www.we-are-girlz.com/chroniques-cine/deauville-2013-2nd-partie/

Author

Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Alors que la rentrée a repris ses droits et tué tout espoir d’été indien, c’est le coeur lourd que nous regagnons Paris après dix jours passés au coeur du Festival Américain de Deauville. On rambobine une dernière fois avant de fermer définitivement le volet normand !

Si Vincent Lindon nous avait profondément ému avec son discours d’investiture, les réjouissances auront été de courtes durées. Et oui car cette édition 2013, coté cinéma en tout cas, aura été marquée par une noirceur difficilement soutenable. 14 films en compétition qui semblaient se retrouver autour d’un thème commun : la vengeance. Triste constat alors d’avoir devant nous une lucarne sur une Amérique complètement désillusionnée dans laquelle la violence semble être l’unique et seul recours. On aurait du compter les coups de feu, recenser le nombre d’armes utilisées et même s’intéresser à leur portée… Si on est très inquiet devant ce triste constat une chose reste certaine : Aux USA, les armes et les pelles ne connaissent pas la crise !  Quoi qu’il en soit on aura passé dix jours principalement au coeur de règlements de comptes et de tueries. Parfois on aura pris un bol d’air (pas si apaisant) en mer, en foyer pour adolescents “difficiles”, ou au sein d’une communauté écolo. Deux fois on nous aura parlé d’amour. Si le premier nous aura carrément coupé le souffle, le second sous ces airs de Bonnie & Clyde nous aura un peu indifféré. Quoi qu’il en soit on en aura vu des choses ! Du bon comme du moins bon, du réjouissant comme du pathétique, du film terre à terre au film sous acides, on se félicite d’avoir tenu bon et vu pas loin de 35 films en 10 jours.

Alors qu’on aura pesté quelques fois contre l’organisation (coucou le film de Larry Clark annulé à la dernière minute pour “non réception de la bobine…”) et les festivaliers (coucou le retraité qui se scandalise devant We Are what We Are) tout se passait relativement bien (enfin si on enlève une interview de Justice qui tombe à l’eau à M – 15 et leur carte blanche expédiée en 3 minutes chronos qui nous aura mis bien mal à l’aise) jusqu’à ce que les différents Jury remettent leurs prix. On critiquera pas le prix remis par la critique internationale mais pour le reste, on était presque à s’arracher les oreilles… Un premier prix de la Public remis à Fruitvale Station alors qu’il était tout destiné à Short Term 12 nous aura fait mal au coeur. Coeur qu’on nous aura arraché quand on entendra Valérie Donzelli doublé le film de Coogler avec le Prix de la révélation cartier. Si on a rien à dire sur le logique All Is Lost en Prix du Jury (ex-aequo avec Stand Clear of The Closing Doors) le Grand Prix aura fait l’effet d’une vaste blague. Night Moves sérieusement ? Sans doute pas le plus inintéressant film de la sélection mais très certainement parmi les plus chiants… 2heures pour faire péter un barrage et se rendre compte que c’est mal moai… Notre chouchou Short Term 12 injustement oublié et le magnifique Breath In tout simplement boudé, on a encore une fois du mal avec les Palmarès ! Si Vincent Lindon demande au public de Deauville de revenir l’année prochaine, nous on émet certaines réserves si ses gouts n’ont pas évolué d’ici là !

Bizarrement on se sent pas ultra-fatigué après ces dix jours. Il faut dire qu’à Deauville, l’ambiance n’est pas celle cannoise. Bien sur, le soir l’éternelle question spaghettis/penne animait nos débats mais bon… On aura quand même eu la chance de gouter aux nuits normandes grâce à Mehdi (@Les_Cinevores) à l’occasion d’un vernissage d’expo à l’Hôtel Royal. Une soirée marquée par un buffet absolument divin, un décor hallucinant et un open bar qui  aura fait bien des ravages. Il paraîtrait même que votre humble envoyée spéciale ait percuté de plein fouet Jérémie Elkaim avant de chercher dans tout Deauville, un drapeau américain à dérober… Il paraitrait…

On aura aussi croisé des stars, fait partie de la famille du cinéma pendant 10 jours et réalisé quelques interviews. On aura surtout croisé d’autres passionnés qui sont devenus notre famille (@BobineSelective @iFan @salles_obscures @LeonoraPerrin @AnaBerno @FredMyscreen@GoneSkaGone ) Alors qu’on touchait le rêve du doigt, difficile alors de revenir à la réalité. En tout cas le rendez-vous pour l’année prochaine est pris en espérant que le palmarès se rapproche plus du notre !

Top 3 Film Compétition#DeauvilleUS                                 Top 3 Film Hors Compétition #DeauvilleUS

1.Breath In                                                                                            1. Guillaume et les Garçons, à table !
2. Short Term 12                                                                                  2. Marfa Girl
3. Blue Caprice                                                                                     3. Lovelace

Deauville en Bref : 1ère Partie : https://www.we-are-girlz.com/chroniques-cine/deauville-2013-1ere-partie/
Deauville en Bref : 2nd Partie : https://www.we-are-girlz.com/chroniques-cine/deauville-2013-2nd-partie/

Author

Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It