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Découverte de Panorama, le dernier album de Vincent Delerm

Il y a des chanteurs comme ça qui m’auront suivi depuis l’adolescence. C’est le cas de Vincent Delerm. Quand j’écoute son premier album, j’ai 16 ans. Il en a 10 de plus que moi. Ses mots, ses histoires me parlent et me projettent dans mon futur. Sa musique très cinématographique ne me quittera plus. 15 ans plus tard, je suis toujours au rendez-vous et lui aussi à l’occasion d’un Panorama magnifique.

Vincent Delerm, l’après Les amants parallèles

Si pour vous Vincent Delerm est le chanteur un peu bobo qui parle pour chanter, vous n’avez pas écouté Delerm depuis longtemps. Le tournant s’appelait Les amants parallèles, un album intime tout en douceur qui sonnait comme un film.

Tout comme À Présent, Panorama s’inscrit dans cette lignée. Un album plein de cinéma. Des scènes du quotidien qui s’adressent à tous et à chacun. Des scènes du quotidien qui valent bien plus qu’une virée dans l’espace. Le quotidien comme grande aventure.

Son premier titre Je ne sais pas si c’est tout le monde est à cette image. Delerm s’interroge sur son rapport aux sentiments et se demande s’il est le seul à ressentir cela. À force d’écouter l’album je me dis qu’il ne doit pas savoir à quel point ses chansons me parlent et à quel point je m’y retrouve.

Sur cet album, Pardon les Sentiments et Fernando de Noronha me marqueront le plus. Vie Varda tout autant.

Arrangements artistiques multiples

Un album d’autant plus exceptionnel qu’il a confié les arrangements de ses chansons à dix artistes différent·e·s. Delerm a écrit les paroles dans un deuxième temps, en s’adaptant aux ambiances inventées par ses  acolytes : Clément Ducol et Maxime Le Guil, Peter von Poehl, Keren Ann, Yael Naïm Dan Lévy, ou le groupe belge Girls in Hawaii.

Tout en haut de l’album, la chanson éponyme : Panorama. Un morceau intimement lié à son film “Je ne sais pas si c’est tout le monde” dans lequel des célébrités comme des anonymes racontent la vie. Des bouts d’interviews se mêlent à la voix de Delerm. Moments magiques captés sur l’instant comme on prend une photo au bon moment. Et la voix de François Truffaut et ses trains dans la nuit extrait de La Nuit Américaine qui vient clôturer ce morceau…

Voilà pourquoi j’aime tant Delerm. Pour son regard sensible et poétique sur le temps qui file. Et sur ces choses, petites ou grandes, marquantes ou insignifiantes, qui composent une vie.


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