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[ Cannes 2018 ] Là où tout commence

Me voici enfin à Cannes ! Après avoir établi mon planning hier, il est temps de passer aux choses sérieuses. Tout commence par le retrait de l’accréditation. Pendant des années, je suis passée devant cette entrée en jalousant toujours les personnes qui s’y engouffraient. Cette année, c’est enfin mon tour. Fière comme un coq, je descends l’escalier rouge à la recherche du graal. Je m’avance vers un guichet, tends ma carte d’identité. On me répond « Pour We Are Girlz c’est bien ça ?  » Je valide. La personne en face me demande ce qu’on raconte ici et me dit qu’elle ira voir (ce dont je doute mais ça fait toujours plaisir). Elle me tend les horaires des projections puis le badge. Ma photo, nom nom, mon blog, tout y est ! Je peux désormais aller récupérer mon sac de festivalier et prendre part à la fête !

Premier move : rentrer dans le palais ! Je passe au stand Nespresso prendre un Capuccino (grande nouveauté 2018 qui fait plaisir) puis au bureau presse pour voir si je peux récupérer des places pour les deux projections au Grand Théâtre Lumière du jour : Plaire, aimer et courir vite et Cold War. En cinq minutes j’ai mes billets. Je n’aurais jamais imaginé que ça soit si simple et si pratique !

Petite pause à la salle HP Presse sur la terrasse surplombant la fille d’attente du GTL (Grand Théâtre Lumière pour les intimes) puis direction ma première séance. En orchestre s’il vous plait. En S 13. Information capitale puisqu’il s’agit de la rangée juste devant le jury. Je suis donc impatiente de les voir débarquer. Quand le jury arrive 5 minutes avant le début de la projection, je suis liquéfiée. Aucune envie de prendre de photos pour ne pas voler le moment (ou passer pour une touriste aussi) mais je réalise que Cate Blanchett et Kristen Stewart sont à 2 mètres de moi. Superbes comme vous pouvez vous l’imaginer et adorables. Léa Seydoux rejoint la bande. Toute souriante et bienveillante, ce qui me fait quelque peu revoir mon jugement sur l’actrice française.

La salle plonge dans le noir. Générique cannois. Valse des animaux. C’est parti pour le premier film français de la compétition et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré. Le film raconte l’histoire de Jacques et Arthur; l’un parisien de 35 ans et atteint du SIDA, l’autre breton à la peau salée tout juste vingt ans prêt à mordre la vie à pleine dent. Ils vont évidemment se rencontrer (si vous êtes cinéphile, cette rencontre au cinéma va vous faire chavirer d’entrée !), se plaire et s’aimer malgré tout. Avec ce film, Honoré surprend et vogue sur un fleuve où on ne l’attendait pas. Pour une fois, il prend le temps de poser son histoire, d’installer ses personnages et de les faire se croiser sans mettre vraiment au cœur leur histoire d’amour. Film étrange porté par des scènes d’une beauté folle, Plaire, aimer et courir vite m’aura bien des fois déroutée. Il faut attendre la toute fin pour comprendre toute la charge émotionnelle du film. Et quand on croit tout le long qu’on est insensible à tout, la violence de la scène finale est encore plus tragique. Si tout se déroule aussi bien, c’est grâce au scénario bien sûr, à la mise en scène mais surtout à la performance des acteurs. Pierre Deladonchamps, Vincent Lacoste et Denis Podalydes portent le film de la plus belle des manières. Un beau moment de cinéma et le Christophe Honoré le plus abouti !

Après le film, je fonce à la conférence de presse qui vient de se terminer. Là je tombe nez à nez avec l’équipe du film. Christophe Honoré qui me signe mon billet me demande comment a réagi la salle. Si elle a ri. Vincent Lacoste semble ne pas trop savoir ce qu’il fait là. Quant à Pierre Deladonchamps il assume son statut de dandy du cinéma français.

Après cette petite interlude, il est l’heure de découvrir un autre film. Cold War. Le film de Paweł Pawlikowski (que l’on connaît pour le très beau Ida) raconte l’histoire d’un couple de musiciens polonais pendant la guerre froide. En 1H30, on va suivre leurs aventures de leur Pologne natale à un Paris bohème. Difficile d’en dire plus sans trop spoiler. On vous dira seulement que le noir et blanc magnifique du film nous en a mis plein la vue alors que l’histoire (fleuve) est un peu légère. Je suis personnellement pas rentrée dans le film même si je sais que d’autres festivaliers l’ont adoré ! Joanna Kulig semble néanmoins bien partie pour un prix d’interprétation.

Les projections du jour s’arrêteront là pour moi. Je regrette déjà d’avoir raté Sauvage à la Semaine de la critique qui a secoué la croisette. En attendant de continuer demain, je me balade sur la Croisette et je vois que rien n’a changé. Les places sont toujours là. Les marchands de glace aussi. Il fait 22 degrés et je me dis qu’on doit tous beaucoup aimer le cinéma pour s’enfermer dans une salle obscure au lieu de profiter du beau temps !

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