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Festival de Deauville jours 4 et 5

Et ça continue encore et encore, c’est que le début d’accord, d’accord. Enfin le début, nous voilà déjà au 4ème jour de ce Festival de Deauville cru 2015 !

Lundi

Et ce lundi matin commence plutôt bien avec le film en compétition de Zoe Cassavetes “Day out of days”. Portrait réaliste, fin, touchant et drôle d’une actrice de 40 ans qui tente coûte que coûte de retrouver un rôle à Hollywood (qui ne soit pas celui d’une mère ménopausée). A chaque scène, on se dit que ça sent le vécu, et que Zoe Cassavetes, familière avec ce milieu, s’attaque à un problème que l’on aimerait voir abordé plus souvent au ciné : les femmes “d’âge moyen” au cinéma. Il manque pourtant un tout petit souffle pour que Day out of days reste inoubliable mais le film nous aura beaucoup plu et à la salle aussi.

L’après-midi, l’autre film en compétition du jour aura lui, beaucoup plus divisé. “Tangerine” suit en effet une journée dans l’univers de 2 transsexuels noirs de Los Angeles. Si l’on peut apprécier le style abordé par le réalisateur (des couleurs très saturées, une musique ultra forte parfois en décalage avec l’action…) on peut également très vite être agacé par ces personnages qui hurlent sans cesse et finissent dans un brouhaha incompréhensible dans lequel le message du film se perd complètement. Au final, on trouve tout cela un peu vain et un peu criard même si il est difficile de savoir si on aime ou non à la sortie. Au moins, “Tangerine” fait débat !

villa kiehl's deauville 2015

En sortant, on file à la Villa Kiehl’s pour le moment We Are Girlz de la journée : un diagnostic de peau par les conseillers de vente très pros qui sont sur place et nous attendent avec leurs blouses blanches… Plus d’une heure et demi après, on en repart avec plein d’infos et de produits à tester dont on vous fera un compte rendu très très bientôt sur le blog, car il y a pleeeein de choses à dire !

Puis le soir, place à l’avant-première du film “Experimenter” de Michael Almereyda avec Peter Sarsgaard et le retour de l’adorable Winona Ryder à l’écran. Le film traite avant tout de l’expérience de Milgram qui prouve la soumission de l’homme face à l’autorité. Très controversée, cette expérience est aussi très connue. Résultat, au bout d’une demi heure de film, on commence à s’ennuyer ferme si l’on s’est déjà renseigné sur le sujet… Pire, les personnages sont assez antipathiques et les tentatives sans interruption du réalisateur de vouloir jouer avec les sons et les décors du film en deviennent agaçantes car inutiles et un peu trop pompeuses. Au final, un documentaire aurait fait l’affaire, même s’il est toujours intéressant de voir ce sujet pour une fois traité au cinéma.

Experimenter deauville

Mardi

Voilà une belle journée qui s’annonce mais on ne le savait pas encore !

A 11h, place à la compétition avec “Dixieland”. Très chaleureusement accueilli par le public, le film divise au près des WAG et d’autres. Si certains ont appréciés les jolis effets “à la Malick” dans la mise en scène, d’autres trouvent cela trop prétentieux pour un premier film, beaucoup moins fin qu’un film de Malick. De mon côté, si je trouve que l’histoire est déjà vue (un ex taulard du fin fond du Mississipi replonge dans les ennuis pour tenter de s’en sortir), j’ai apprécié que cela tourne au final autour de l’histoire d’amour des 2 personnages principaux. Sans être un film inoubliable, Dixieland a pour l’instant de grandes chances de repartir avec le prix du public.

Puis à 15h, le deuxième film en compétition et très attendu : “Green Room” avec Patrick Stewart. Interdit au moins de 16 ans, le public s’est pourtant risqué en nombre à venir voir le film. Forcément, certains n’auraient pas dû, et ont vite quitté la salle lorsque c’est devenu sanglant. Pourtant, hormis deux plutôt courts passages, Green Room n’est pas un film vraiment gore, même s’il emprunte beaucoup de codes aux films d’horreur. Le pitch est simple : se retrouvant témoins d’un crime, un groupe de musique se retrouve enfermé dans une pièce, lorsque tous leurs ennemis sont en dehors, attendant de les tuer. Il en résulte un film plutôt efficace de survival où il y a forcément des victimes des 2 côtés mais surtout beaucoup de fun. Le tout passe très bien, avec un mise en scène élégante et on en ressort assez conquis malgré quelques moments de dégoût !

green room deauville

Puis, on fait le grand écart avec Anne-Laure. Après le sanglant Green Room, on file redécouvrir le cultissime Citizen Kane en version remasteurisée dans la grande salle du CID. On ne refera pas ici de critique d’un film longtemps considéré comme “le plus grand chef d’œuvre de tous les temps’, mais on confirme que cette copie est absolument à voir. Le son et l’image n’ont plus aucun défaut, et on retrouve tout le charme d’une projection en 4/3.

Après avoir révisé nos classiques, on termine cette journée par la projection de “Danny Collins” avec Al Pacino. Alors que l’on n’en attendait absolument rien, Danny Collins se révèle être une excellente surprise. Très drôle sans jamais être vulgaire, puis parfois très touchant, Al Pacino nous embarque dans le monde de ce chanteur culte qui découvre à un âge avancé que John Lennon lui avait écrit une lettre 40 ans plus tôt. Toute sa vie est alors chamboulée et il souhaite repartir de zéro, en commençant par faire la connaissance de sa famille. Al Pacino, Jennifer Garner, Annette Bening…beaucoup de visages connus pour cette dramédie qu’on conseille à tout le monde !

Et c’est ainsi que s’achève cette journée avec un petit (gros) bonus : la confirmation que le lendemain, nous allions rencontrer Alice Isaaz et Elizabeth Olsen pour des interviews ! !

La suite au prochain épisode…

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