Après le sympathique mais très mal réalisé Hunger Games, place à la suite avec le deuxième volet de la trilogie ! Attendu par de nombreux fans, que valent donc les retrouvailles avec Katniss Everdeen ?

Hunger_Games_L_EmbrasementKatniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark.
Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

Si le premier volet en avait déçu plus d’un, la faute à une réalisation bâclée et hasardeuse, la transposition de la saga de Suzanne Collins à l’écran avait quand même posé de très solides bases. Ainsi, on s’était pris d’intérêt pour cette Katniss Everdeen bien curieux d’en savoir plus sur l’avenir de Panem.

C’est avec donc avec une certaine impatience que nous attendions ce deuxième volet de cette saga déjà culte. Et dès les premières images nous voilà à nouveau dans l’enfer de Panem ! Premier constat, le changement de réalisateur a fait du bien à Hunger Games. Finie la réalisation bancale, place à un réalisateur qui pose enfin sa caméra pour laisser l’histoire se dérouler. Sans être complètement exceptionnelle, la réalisation de Francis Lawrence (Non ce n’est pas le papa de Jennifer…) fait le travail et participe à la noirceur du sujet. Oui, car, contrairement aux apparences Hunger Games – L’embrassement est au moins deux fois plus sombre que le premier. Alors qu’on croyait les Hunger Games terminés, nous revoilà dans l’arène. Nous qui croyons voir Katniss érigée au rang d’idole, nous retrouvons face à une nouvelle conspiration pour la faire disparaître. Là, les pouvoirs se consolident et se durcissent pour asservir un peuple déjà à genoux. Les inégalités n’ont jamais été aussi flagrantes et cruelles. Des inégalités qui vont voir naître un mouvement de rebellions qui est complètement contagieux ! Dans la salle, on vibre alors et on est parcouru de frissons dès que le peuple se soulève contre l’oppression !

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Si on aura été surpris finalement par le manque d’action de ce deuxième volet c’est pour mieux apprécier les enjeux dramatiques qui se cachent derrière. Si on ne comprend pas bien pourquoi dans l’arène tout s’enchaîne si vite, le twist final nous fera reconsidérer tout ça même si cette fin  nous laissera c’est sur, sur notre faim ! Si bien, que lorsque le générique débute on a qu’une seule envie, revoir le film autrement et surtout lire le tome 3 pour voir comment les choses vont tourner pour notre héroine.

Alors que tout espoir est oublié ici, on aura quand même mis à nouveau le destin de Panem entre les mains de Katniss Everdeen. Comme lors du premier volet, Jennifer Lawrence nous aura fait la plus belle des impressions. Si Hunger Games – L’embrassement fonctionne si bien c’est vraiment grâce à la jeune lauréate de l’Oscar de la meilleure actrice qui est ici absolument fantastique. Elle crève l’écran en guerrière/grande-sœur protectrice intelligente et habile. A ses côté pourtant, personne ne fait tache, à commencer par Josh Hutcherson qui se révèle bien plus décisif que dans le premier volet. Sam Claflin sera quant à lui la véritable bonne surprise de ce film !

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Si une furieuse envie d’attaquer le Capitole nous animera alors, on restera animé très longtemps après le générique de fin. On aurait presque envie de se mettre debout et de lever deux doigts vers l’écran en signe de respect et d’approbation. Vite la suite !

Author

Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

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