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Critique cinéma: Enter The Void

Enter The Void , est un film français de Gaspar Noé (Irréversible) assez connu pour l’étrangeté et la violence de ses films.

Il sort au cinéma le mercredi 5 mai, et j’ai été donc lundi aux halles pour le voir en avant première. Gaspar Noé était présent et nous a fait un petit speech en nous expliquant qu’on n’en sortirai pas indemne… effectivement!

L’histoire: Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar fait des petits deals de drogue, Linda est stripteaseuse et sort avec une sorte de mac local. Un soir, alors qu’il va faire une livraison, Oscar est tué par une balle. Son esprit s’évade alors dans la ville nous contant son passé et jetant un regard sur l’avenir.

Alors ce film c’est avant tout une oeuvre graphique et sonore de 2h30. Un sur-gavage de couleurs flashy, de survol de Tokyo, de drogues, de sexe, d’alcool, de fractales, et d’images psychédéliques. Mon principal problème a été la durée, pour moi 1h30 aurait largement suffit, d’ailleurs je trouve que le film s’essouffle une fois que l’on a finit de revivre des instants du passé d’Oscar.

Pourtant c’est beau, y a de l’idée, y a des sentiments, mais parfois c’est trop. La scène du Love Hotel était limite insoutenable, plus glauque que sexuelle. La conception n’en parlons pas…

Gaspar nous fait réfléchir, nous détruit nos neurones, nous fait pleurer les yeux, saigner les oreilles, mais pourtant on reste, assis, face à la toile à engloutir les couleurs de ce Tokyo sous acide.

C’était éprouvant, vomitif (la caméra en mode FPS tout le temps), mais jouissif visuellement même si mes rétines en ont pris un sacré coup.

Je suis pas déçue du voyage, une autre manière de voir Tokyo, une belle vision de la drogue (dans le sens de l’esthétisme hein) mais on est content d’en sortir, de fuir la salle, de finir le trip pourtant il est bon ce film.

Ma note: 7/10 parce qu’il faut du temps pour s’en remettre mais c’est un de mes films de l’année je pense

Public: + de 16 ans et non-épileptique

Infos: Une grande partie des acteurs sont non-professionnels, il n’y a pas de générique de fin, tout est au départ et c’est… frappant!

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2 Responses

  1. Tazok

    C’est vomitif parce que c’est le même monteur son que pour irréversible, il avait déjà fait le coup, mettre des infra basses calés sur la fréquence de battement des viscères humaines, ce qui donne la gerbe…. beuuuuh >o<

  2. « La scène du Love Hotel était limite insoutenable… La conception n’en parlons pas… »
    Toi aussi t’as haussé les sourcils lors de cette scène :-D – Les gens ont ri à côté de moi. Une petite pensée pour les gens qui ont payé 10 euros pour voir une **** à l’intérieur du ***** .

    Sinon, je te rejoins sur la durée du film; le film s’essouffle et se répète après la fin des flash backs. Je me demande aussi s’il n’y a pas eu des gens qui ont fait un malaise avec le générique.

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