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[Cinéma] On craque pour « Kedi: des chats et des hommes »

Élu par IndieWire comme l’un des meilleures documentaires de ce début de 21ème siècle, « Kedi », qui sort au ciné ce mercredi 27 décembre, avait de quoi attirer notre attention. En bonne amoureuse des chats également, il ne m’en fallait pas plus pour être conquise. Pourtant, Kedi, c’est bien plus qu’un film sur les chats…

Déjà, on ne parle pas de n’importe quels chats, mais des chats qui vivent à Istanbul. Si cela peut paraître être un détail, c’est pourtant ce qui fait toute la différence. Car là-bas, non seulement il y a presque autant de chats que d’habitants, mais surtout, ils vivent en chats libres. Le rapport des habitants de la ville avec les félins est en effet très particulier. Sans les vénérer, les stambouliotes respectent énormément les chats, ne leur veulent aucun mal, mais ne veulent pas les renfermer chez eux pour autant comme animal de compagnie. Dans la ville, les chats décident donc d’aller et venir comme bon leur semble, en sachant bien pour la plupart que pour le plein de croquettes et de câlins, ils ont un voire deux ou trois foyers où aller.

C’est le point de départ du documentaire de la réalisatrice Ceyda Torun qui filme les chats au plus près et qui dresse surtout à travers eux le portrait d’une ville et de ses habitants, humains ou non. On suit en effet 7 chats en particulier durant 1h20. 7 chats très différents dans leur caractère et leur mode de vie. 7 chats qui se trouvent aux 4 coins de la ville et nous dévoilent un Istanbul méconnu mais ultra authentique. Car les chats ne jouent pas. Leurs réactions sont on ne peut plus naturelles et l’on imagine à quel point il a fallu de la patience pour pouvoir les filmer ainsi dans leurs moments de peur, de jeu, de chasse ou de câlins.

Mais surtout, Kedi c’est aussi une très belle métaphore sur l’être humain. Car ces 7 profils de chats, comme le dit si bien un des « maîtres » dans le film, on les retrouve dans les profils de certains des humains. Il y a des chats sociables, d’autre beaucoup moins, il y a des chats commères, d’autres timides et peureux, il y a des mères de famille, des baroudeurs solitaires, des bagarreurs, des sages, des gourmands, des pauvres et d’autres bien mieux portants, etc. Avec ces chats, on découvre aussi un peu de portraits d’hommes, de leurs maîtres. Des histoires touchantes et inspirantes, pleines d’amour, de positif et de religion. Car il est impossible de parler d’Istanbul et des relations hommes/chats là-bas sans parler d’islam, qui a forgé ces relations et cette liberté féline.

Toutefois, la vie de ces matous n’est pas toujours si rose. La vie dans la rue reste dure pour tout le monde, y compris pour eux. C’est aussi à ça que sert le film. Nous sommes en effet partagés entre adorer voir cette liberté animale et la peur devant les soucis que ça entraîne: surpopulation féline, insalubrité, leur habitat naturel réduit de plus en plus avec les constructions humaines (et donc avenir incertain pour eux, comme pour les habitants de certains quartiers), etc

C’est bien pour cela qu’on ne peut que vous recommander d’aller découvrir Kedi en salles et en famille. Car au-delà du voyage que cela va vous procurer, le film est en partenariat avec la Fondation 30 Millions d’amis. Pour chaque place que vous achèterez pour ce film, une partie des recettes sera reversée à la fondation pour que les associations locales à Istanbul puissent identifier et stériliser les chats errants de la ville et ainsi lutter contre la sur-reproduction.

Alors on n’hésite pas une seconde et on fonce découvrir et faire découvrir « Kedi, des chats et des hommes », dans tous les cinémas qui le diffusent !

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