Un an après un premier festival riche en émotions, nous voilà de retour en terre normande pour 5 jours qui s’annoncent particulièrement bien ! Bienvenue donc à Cabourg pour le 28ème festival du film romantique.

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Après quelques mésaventures dues à une grève de la SCNF et à un Paris-Caen supprimé hier soir, nous voilà arrivées à bon port. Anne-Laure et moi-même chargées comme des filles partant à un festival pour 5 jours / 4 nuits (comprenez qu’on a notre vie dans nos valises) attendons notre chauffeur privé pour nous amener sur les lieux. Pas de voiture officielle non mais un Frédéric passionné de films de lover en gentleman parfait sur toute la ligne ! Quelques vaches, des paysages vierges de toutes constructions et des pommiers à droite à gauche : pas de toute nous sommes en Normandie. Cabourg n’a pas beaucoup changé si ce n’est que cette année le soleil est de la partie pour ne rien gâcher au plaisir. Accréditations et clefs de l’appartement récupérées, nous voilà déjà à débattre des films de la compétition, du festival et de la programmation plus généralement. En dégustant notre première bolée de cidre, on échange nos programmes tout en nous remémorant les grands moments de l’édition précédente. Petit détour par la plage, premier selfie envoyé à la grande absente de cette édition (Nivrae pour ne pas la nommer) et nous voilà déjà en route pour notre première projection.

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Forcée de se dédoubler, faute de places disponibles, la team WAG commencera son #Cabourg2014 séparée. Pour Anne-Laure, ça sera le Bon Monde. Pour moi, cap sur un film finlandais dont le titre très éloquent nous promet une comédie sympathique. 1h31 on aura bien en tête les 21 façons de gâcher son mariage mais on ressortira bien indifférent de cette histoire. Pourtant le sujet était intéressant (vous suivez la vie de Sanna une jeune femme qui se refuse de tomber amoureuse en préparant une thèse sur les différentes façons de gâcher son mariage) et les réflexions derrières censées. Le problème sera ailleurs, dans la forme peut-être et dans sa mise en scène trop approximative. Le résultat est assez brouillon, sans doute trop absurde et “cartonnesque” même si pas déplaisant mais on l’aura vite oublié !

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Après cette visite en Finlande, on mettra le cap sur l’Allemagne romantique. Présenté à Cannes à Un Certain Regard, Amour Fou avait fait parler de lui c’est donc tout naturellement qu’on avait mis ce film dans notre liste à Cabourg… Il nous faudra 15 minutes pour comprendre que les avis cannois ne sont pas toujours à suivre… Cohérent car aussi bizarre dans la forme que dans le fond ce film autrichien se regarde comme un tableau. Des couleurs vives pour bien contraster avec le caractère sinistre du film (un poète romanesque envisage de rendre éternel son amour en se suicidant accompagné de celle qui acceptera ce funeste projet…) et une intrigue qui aurait pu se résumer en un court métrage. Un film pas franchement captivant très difficile à suivre et pas toujours clair…

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Alors qu’on désespère de nos deux premières rendez-vous, Obvious child nous fera le plus grand bien. Sorte de rom-com repensé à la sauce Girls, ce premier film de Gillian Robespierre nous aura fait le plus bel effet. D’abord vulgaire et pas franchement digeste, le film se révèle au fur et à mesure de ses personnages. Rien de très nouveau dans les thèmes abordés (l’histoire de Donna fraîchement larguée qui va tomber enceinte d’un mystérieux inconnu) ni dans la manière de tourner mais le tout fonctionne vraiment bien grâce à des acteurs impliqués et une histoire bien ficelée. Pas de niaiserie non plus ni de politique sur la question de l’avortement non, juste l’histoire d’une trentenaire un peu pommée qui n’a ni mec, ni boulot, ni grand équilibre pour se raccrocher à la vie réelle. Bref, un film qui mérite  vraiment d’être connu. 

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Après nos premières coquillettes/sauce tomate (désormais repas officiel des blogueurs à Cabourg) avalées, il est l’heure de nous rendre à la dernière projection de la journée : Party Gril. Si on a attendait beaucoup de la dernière Caméra d’Or de Cannes, Party Girl nous aura bien surpris et pour le coup un peu déçus… Surpris d’abord parce qu’on ne s’attendait pas à voir autant présent l’univers de la nuit dans une première partie qui peine à convaincre. Plus tard, quand les langues se délient, l’histoire d’Angélique aura fini par nous hanter. Si le misérabilisme du film et le portrait vraiment sombre de cette mère de famille pas franchement classique nous aura parfois agacé, on retiendra la dureté du film résumé dans le titre : Party Gril ou la fille qui ne peut pas se ranger. Pas même pour se marier… Un film finalement très dur mais assez inégal qui aurait pu être une vraie réussite.

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Il est l’heure de regagner notre lit, demain les choses sérieuses commencent !

Author

Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

1 Comment

  1. Ahah j’ai pas encore pu voir le selfie j’ai pas de data aux USA je regarde ça demain en rentrant.

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