On avait eu la chance de découvrir par surprise Yan Wagner lors des premières parties de Air ou encore Adam Kesher, avec à chaque fois des prestations que l’on avait jamais vraiment oublié. C’est d’ailleurs à cette période que Yan Wagner s’est révélé, en 2010, aux critiques et au public grâce à un single Recession Song dont le titre entrait alors en pleine résonance avec la crise économique.

Franco-Américain, qui imagina un temps devenir pianiste de bar avant de se tourner vers son amour pour la musique électronique, toute la singularité de Yan Wagner tient dans sa posture d’électronicien qui chante et qui refuse de se cacher derrière ses machines ; un chanteur de pop électronique en somme. Le tout avec une voix aussi grave que puissante qui ne peut pas nous empêcher de nous faire penser au timbre de Ian Curtis.

Preuve du talent du garçon, il est produit par le pionnier inclassable de la french touch : Arnaud Rebotini, qui offre d’ailleurs à ce premier EP lumineux intitulé “Forty Eight Hours” deux remix tout simplement démentiels.

Après avoir écouté ça, notre impatience et notre espérance sont immenses envers Yan, qui nous offre là un son assez dingue entre pop mélodique et techno sombre. Lui qui définie si bien sa musique influencée par Depeche Mode, D.A.F ou bien sûr New Order “Je ne voulais pas d’un son estampillé 2012 pour que mon disque puisse résister à la patine du temps (…) Pour le reste, j’ai écrit les paroles en buvant du vin rouge”. On ne cache pas notre impatience de découvrir le 1er octobre prochain le premier album de ce Français talentueux encore trop méconnu.

A.

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