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Critique cinéma : L’Apollonide – souvenirs de la maison close

L’Apollonide – souvenirs de la maison close est la dernière réalisation de Bertrand Bonello (Cindy, the doll is mine, Le Pornographe) qui sortira le 21 septembre 2011.

L’Apollonide – souvenirs de la maison close a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2011.

Synopsis : À l’aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d’une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs… Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close.

Casting : Hafsia Herzi, Céline Sallette, Jasmine Trinca, Adèle Haenel, Noémie Lvovsky, Alice Barnole, Iliana Zabeth,  Xavier Beauvois, Jacques Nolot

Durée : 2h02

Dernièrement les maisons closes refont parler d’elles, on avait eu le droit à la très bonne série « Maison Close » de Canal + sur le sujet. Voici maintenant le film,  par un réalisateur habitué des sujets un peu hot : Bertrand Bonello, a qui on doit Le Pornographe et Tiresia.

L’Apollonide expose le sujet d’une manière collective, on est plongé dans la vie d’un groupe de fille de cette maison close, chacune à son histoire et ses histoires, les clients sont presque toujours les mêmes, les habitudes de la maison ne change pas vraiment. Seuls les filles sont l’attractions et la vie dans ces murs.

Le film a eu grand part d’historique, le film se situe dans le début du XXème siècle, quand les maisons closes sont de plus en plus taxées et contrôlées par l’Etat. Des lois qui mèneront à la disparition de ces maisons closes à la moitié du siècle. Mais ce film c’est aussi un film théâtral et très vivant.

La maison close est comme un théâtre, chaque pièce est une vie à part. Le salon là où elles rencontrent les hommes, les chambres où elles s’offrent à leur fantasmes (même les plus étrange), la maison où elles vivent, mangent, dorment.

Les jeunes filles, toutes talentueuses, évoluent dans ce milieu avec grâce, on retrouve Adèle Haenel que j’avais grandement apprécié dans « La naissance des pieuvres » mais aussi la pousse montante Hafsia Herzi qui a monté les marches cannoises par deux fois en 2011 pour L’ Apollonide – souvenirs de la maison close et La Source des femmes. J’ai croisé son chemin et partagé ma table avec elle un court instant à Cabourg, elle venait présenter son premier court métrage « Le Rodba » où Guillaume Gouix interprète un rôle.

Le collectif d’actrice est brillant de talent, d’ailleurs certaines interprètent leur premier rôle au cinéma avec merveille.

On voit beaucoup de seins, de fesses, il y a pas mal de nudité mais au final je trouve que pour une maison close ça reste assez correct. Les costumes sont magnifiques, ces demoiselles portent des tenues de parade quand elles rencontrent les hommes dans le salon, ces scènes sont très théâtrales et magnifiques.

J’ai trouvé que ce frein dans le nu évitait la perversité et collaient plus à l’ambiance du film, les scènes dans les chambres restent quand même un brin perverses avec les miroirs sans teint, les fantasmes des hommes, le fétichisme. On ne voit pas l’acte en détail, ce n’est pas le but du film et ça évite de trop dériver pendant le film.

En tout cas j’ai bien aimé cette image de la maison close, lieu de travail mais de vie aussi. Toutes ces petites histoires, dramatiques, heureuses, sont vraiment bonnes, y compris celle de la « femme qui rit ». J’ai été un peu surprise par la scène du docteur car la peur des filles est assez impressionnante, en même temps on les comprend car si elles sont malades ou enceintes… le travail est fini.

La BO est aussi très très bonne, avec de la musique moderne comme celle de Lee Moses avec « Bad Girl » ou encore « Nights in White Satin » de The Moody Blues.

… mais ce film comporte une scène, la dernière scène, les dernières secondes, un instant de trop… une scène qui est mal filmée, avec une caméra de très mauvaise qualité et qui te donne envie de vomir en sortant de la salle. Je comprend le message que le réalisateur a voulu faire passer avec cette scène XXIème siècle mais l’image est tellement immonde qu’elle te fait sortir de la salle sur une très très très très très mauvais impression.

L’Apollonide, le théâtre magnifique d’une « PUTAIN de vie de PUTAIN »

Ma note : 9/10 magnifique, et je préfère fermer les yeux sur ces dernières secondes qui sont pour moi un echec

Public : Pas pour les enfants

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3 Responses

  1. Passioncine.org

    Justement tu n’as pas trouvé que c’était trop copié sur la série de Canal Plus?

    En tout cas moi la dernière scène offre une perspective intéressante je trouve mais si oui c’est en trés grand décalage par rapport au reste.

  2. Séduisant et dérangeant. Magnétique et dégoûtant. Charmant et étouffant. L’Apollonide de Bertrand Bonello est tout cela, un film qui joue avec les contraires, qui se fraye un chemin entre les costumes et les douleurs profondes, entre le passé et l’intemporel, entre l’élégance et la vulgarité. Un film instable et déroutant.
    Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2011/10/21/lapollonide-souvenirs-de-la-maison-close-critique/

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