Voyage, beauté, ciné, jeux vidéo et lifestyle
Home > Culture > Cinéma > Critique de film > Critique Cinéma : La Belle Endormie

Critique Cinéma : La Belle Endormie

La Belle Endormie est un film de Marco Bellocchio qui sortira en France le 10 avril 2013.

Le film a été récompensé à la Mostra de Venise 2012 : Prix Marcello Mastroianni du meilleur jeune espoir pour Fabrizio Falco.

Synopsis Le 23 novembre 2008, l’Italie se déchire autour du sort d’Eluana Englaro, une jeune femme plongée dans le coma depuis 17 ans. La justice italienne vient d’autoriser Beppino Englaro, son père, à interrompre l’alimentation artificielle maintenant sa fille en vie. Dans ce tourbillon politique et médiatique les sensibilités s’enflamment, les croyances et les idéologies s’affrontent. Maria, une militante du Mouvement pour la Vie, manifeste devant la clinique dans laquelle est hospitalisée Eluana, alors qu’à Rome, son père sénateur hésite à voter le projet de loi s’opposant à cette décision de justice. Ailleurs, une célèbre actrice croit inlassablement au réveil de sa fille, plongée elle aussi depuis des années dans un coma irréversible. Enfin, Rossa veut mettre fin à ses jours mais un jeune médecin plein d’espoir va s’y opposer de toutes ses forces.

Casting : Isabelle Huppert, Alba Rohrwacher, Maya Sansa, Toni Servillo, Michele Riondino, Fabrizio Falco

Le nouveau film de Marco Bellochio traite de l’euthanasie, du suicide, de la fin de vie, mais avant tout des liens humains. Le père et sa fille déchirés depuis la mort de la mère, l’actrice qui se morfond en espérant le réveil de sa fille, un fils abandonné, un autre déraciné, une histoire d’amour entre deux jeunes gens, une suicidaire, un médecin qui garde espoir et volonté de lutter.

Servis par l’image de Daniele Cipri (Mon père va me tuer), Isabelle Huppert, Tony Servillo (vu récemment dans le film de Cipri) et Alba Rohrwacher campent des personnages forts, très développés, dont les principes sont bousculés par les évènements qu’ils vivent. Si l’une reste inflexible en se mortifiant l’âme, l’autre est perdu tandis que la troisième découvre l’amour.

Le film déroule plusieurs histoires en même temps n’ayant qu’un seul point commun, dans chacune d’entre elles l’un des personnages doit décider en son âme et conscience si il intervient ou s’abstient d’intervenir pour permettre à un autre de mourir.

Cependant chaque histoire est très différente et donne au film un aspect décousu, comme si l’on avait imbriqué entre eux plusieurs courts métrages.

Les personnages sont présentés avec leurs doutes et leurs souffrances pendant un temps très important, au détriment du développement de l’histoire et de leurs sentiments vis-à-vis de la mort. Entre Rossa et Pallido par exemple, très peu de choses seront exprimées sur leurs parcours, presque rien sur la relation qui s’installe entre eux et la décision finale que prendra Rossa paraît présentée à la va-vite.

Le film finit par perdre de vue ses sujets d’études et traîne en longueur, oubliant l’histoire et provoquant l’ennui, laissant le spectateur sur sa fin. Comme si Bellochio s’était perdu en traitant du sujet et à force de tergiversations n’avait pas réussi à proposer sa vision, mais un film inachevé, bâti de manière bancale.

Note : 5,5/10, Beau sujet, grands acteurs, belle photographie, mais un récit qui se perd et une histoire sous développée pendant que Bellochio prend plus d’une heure à présenter ses personnages.

Mis à jour le

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.