Le 21 novembre avait lieu une présentation par MTV de leurs nouveautés, qui apparaîtront à partir de février 2013 sur la chaîne. Le premier épisode de deux nouvelles séries, Underemployed et The Inbetweeners et le premier épisode de la deuxième saison de Awkward y étaient projetés ainsi qu’un « best-of Shore », à savoir des extraits des saisons à venir de Jersey Shore et ses dérivés.

Awkward saison 2 :

Synopsis : Jenna aime Jake, Jake aime Jenna, mais Jenna aime toujours un peu quand même son ex Matty, qui veut récupérer Jenna. Du coup Jenna blogue et envoie des sms à ses amies du type « ke fèr je sui tro in love dé 2 ». Vous suivez ?

Nous avons donc le triangle amoureux à la Twilight, sauf qu’ici c’est Jenna et non Bella, qu’elle a plus d’une expression faciale et que personne ne se transforme en vampire ou en bête à poils, quoique le susnommé Matty a l’air de finir souvent torse nu. L’acteur a été élu « révélation de l’année » aux derniers Teen Choice Awards, nul doute que ce soit pour ses talents d’acteur…

Nous sommes donc en présence manifeste d’une série marketée « pour ados », qui entame sa deuxième saison. N’ayant pas vu la première je n’ai pourtant pas été perdu en visionnant le pilote de la deuxième, le cerveau n’étant pas très sollicité. Je dois être trop vieux…

Elle sera diffusée tous les samedis à 21h à partir du premier décembre (comment ça je suis en retard ?) en 12 épisodes de 30 minutes. A l’occasion du lancement, MTV a créé l’application M.A.P qui permet aux internautes de faire une mise au point sur leurs relations et propose de « draguer sans se faire griller » (non ce n’est pas une blague) ainsi que de voter pour ou contre les couples les plus probables parmi leurs amis (ce n’est pas une blague non plus). Définitivement, je suis trop vieux…

The Inbetweeners saison 1 :

Synopsis : Jay, Neil et Simon, pas vraiment cools, tentent de sortir du lot histoire de se faire remarquer par les filles. L’arrivée d’un petit nouveau bien snob, Will Mackenzie, va faire grincer plus d’une dent, surtout quand la bande sera sommée de l’aider à s’intégrer. Soucieux de se faire un prénom au sein de ce nouveau lycée, Will va malheureusement prendre goût à l’école buissonnière et se laissera aller aux soirées arrosées et autres travers, à la barbe de M. Gilbert, le conseiller principal d’éducation.

A ne pas confondre avec la série britannique, ceci est l’adaptation à l’américaine par MTV. Les « inbetweeners » sont censés être les gens « entre les deux ». A savoir entre les gens cools et les losers. Ici, malgré le titre de la série, nous sommes plutôt en présence de losers.

Le premier épisode de la série est jubilatoire, humour gras à toutes les occasions, on a l’impression de regarder un teen movie américain condensé en 30 minutes et en plus drôle. Cet épisode a conquis tout le public de la salle, même les journalistes de plus de cinquante ans assis à côté de moi ne cessaient de faire résonner des rires coupables.

Si le reste de la série est à la hauteur du premier épisode c’est à ne pas manquer, pour peu que l’on aime l’humour un peu débile et bien gras.

La série sera diffusée à partir de février 2013 en 12 épisodes de 30 minutes.

Underemployed :

Synopsis : C’est l’histoire de Sophia, Daphne, Lou, Raviva et Miles, tous désireux de trouver le job de leurs rêves une fois leur diplôme en poche. Mais la route est parfois longue jusqu’au CDI et certains rament plus que d’autres. Comme Sophia qui, dans l’espoir de percer en tant qu’écrivain, travaille dans un fast food pour arrondir ses fins de mois. Ou Miles, contraint de servir des mojitos en sous-vêtements en attendant de décrocher un contrat de mannequin.

L’idée de départ est très intéressante : la désillusion du passage des études au monde du travail et la véritable entrée dans le monde adulte. Le traitement « à la sauce MTV » ne convainc pas cependant. Trop léger ou pas assez, le premier épisode a du mal à trouver le ton juste.

Présentée comme l’évènement de 2013 sur MTV, on est en droit d’espérer que la suite de la série soit plus satisfaisante que ce premier épisode.

La série sera diffusée à partir d’avril 2013 en 12 épisodes de 30 minutes.

Suite à ces trois épisodes de présentation, la moitié de la salle se vide, étrange. Mais oui, c’est l’heure du « best-of Shore » qui présente les prochaines saisons de Jersey Shore et de tous ses spin-off.

Si vous ne connaissez pas Jersey Shore, laissez moi vous en faire un résumé : Prenez un groupe de 7 ou 8 beaufs couverts d’autobronzant jusqu’à ce que leur peau soit orange, assurez vous bien que leur QI ne dépasse pas 75 (en cumulant les 8 évidemment), que les mecs soient des machos dragueurs imbus de leur personne et les filles des espèces de poupées vulgaires prêtes à tout pour une minute de gloire sur petit écran. Placez le tout dans une maison en vous assurant d’une promiscuité maximum et mélangez le tout. Croisez les doigts pour une partouze dès l’épisode 1.

C’est en effet cette fabuleuse recette qui a fait le succès de Jersey Shore, qui en est désormais à sa saison 6 et a inspiré les chefs d’œuvres télévisuels français que sont « les cht’is à Ibiza » ou autres « les Marseillais à Miami ». Jersey Shore c’est le vide télévisuel absolu, l’absence de cerveau poussée à son paroxysme. C’est le fond des abysses de la télé-réalité, avant que « Here comes Honey Boo Boo » ne se mette à forer un peu plus.

Il a été dit que les gens regardaient les émissions de télé-réalité pour se sentir supérieurs. Si tel est le cas, devant Jersey Shore vous aurez l’impression d’être Dieu.

Et ça marche, que dire, ça cartonne même. La saison 6 (et finale semble-t-il) a réalisé de gros scores d’audience aux USA et elle débarque munie de ses dérivés dans notre pauvre pays qui n’en demandait pas tant. Snooki et Jwoww, les deux « stars » féminines du programme ont leur propre show désormais où elles rivalisent de mauvais goût, de maquillage à la truelle et de vide crânien absolu. Mais ce n’est pas tout, « Pauly D », star masculine de Jersey Shore, a également son propre show à base de soirées à faire le DJ en boîte et de journées passées autour d’une table de jardin à disserter sur des paires de fesses ou sur l’heure d’ouverture de la prochaine bouteille. Le tout entre deux séances d’UV et de tartinage d’autobronzant. Passionnant.

Jaloux de ce succès, les anglais s’y sont mis aussi, lançant la première saison de « Geordie Shore », qui repompe entièrement le concept en essayant d’y incorporer encore plus de coucheries et de vulgarité.

Ce « best-of » a duré une demi-heure, pendant laquelle, les yeux écarquillés, j’ai eu l’impression de subir une trépanation à vif et non consentie pendant que les autres spectateurs quittaient la salle un par un, traumatisés. Si Stanley Kubrick avait réalisé Orange Mécanique en 2012 j’ai comme idée que le programme de reconditionnement d’Alex DeLarge aurait commencé par un visionnage intensif de Jersey Shore.

Author

Blogueuse spécialisée dans les écrans. Partage son temps entre les bouquins, les jeux vidéo, les séries TV, le cinéma et les podcasts.

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