OPERACIÓN E est un film de Miguel Courtois Paternina qui sort le 28 novembre 2012.

Synopsis : Colombie, 2004 : José Crisanto, paysan pauvre vivant au milieu de la jungle avec sa famille dans une zone contrôlée par les FARC, se voit confier un bébé, de force, par la guérilla. Il a pour mission de l’élever sous peine de mort. Il devra lutter pour la survie de l’enfant, malade et blessé. En 2007 les FARC annoncent la libération de trois otages, Consuelo Gonzalez, Clara Rojas et son fils Emmanuel, né en captivité trois ans plus tôt.

Casting : Luis Tosar, Martina García, Gilberto Ramirez, Sigifredo Vega

Le film est basé sur l’histoire vraie de l’opération Emmanuel, lancée entre le Venezuela et la Colombie pour obtenir la libération d’otages et notamment d’Emmanuel, l’enfant de Clara Rojas né durant sa captivité.

L’histoire nous dépeint une partie extrêmement démunie de la Colombie et la vie difficile dans les zones de guérilla contrôlées par les FARC. Souvent filmées caméra à l’épaule, les scènes suivent de près les personnages dans leur périple pour tenter de sauver la vie de l’enfant qui leur a été confié, au péril des leurs. Crisanto, magnifiquement interprété par Luis Tosar, est rapidement dépassé par la situation, complètement perdu entre deux feux, trimbalant sa famille à travers la jungle puis à travers une autre jungle, celle de la grande ville.

Je dois avouer un parti pris défavorable à la vue du sigle Europa Corp au lancement du film, mais nous sommes ici loin du Transporteur 2 et de Taxi 4. On en ressent toujours le besoin de punch, la réalisation très clippée et la caméra sans cesse en mouvement en font clairement trop mais la réalisation parvient à éviter l’écueil du sensationnalisme. Le scénario souffre de quelques facilités et de raccourcis plutôt caricaturaux (voir la scène de « l’exécution ») notamment lorsqu’il s’agit d’aborder les problèmes de corruption, mais la situation est bien rendue et les difficultés des personnages dans leur environnement sont palpables.

Nous sommes parfois à peu près aussi paumés que le personnage principal, ce qui est probablement voulu mais pas particulièrement agréable et on saisit assez peu l’importance politique de cet évènement malgré les scènes récurrentes montrant des extraits de journaux télévisés ou faisant entendre des extraits d’émissions radio. Le film aurait probablement bénéficié d’un peu plus de recul.

Note de Gorbak : 6/10, Une histoire vraie incroyable, embellie par une belle performance de Luis Tosar, les autres personnages étant plus en retrait et peu développés. La réalisation un peu trop clippée à mon goût et les facilités de scénario plombent la note du film.

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Blogueuse spécialisée dans les écrans. Partage son temps entre les bouquins, les jeux vidéo, les séries TV, le cinéma et les podcasts.

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