Alors qu’il cartonne aux Etats-Unis, Les Muppets ont du se contenter en France d’une sortie vidéo le 03 mai.

Tex Richman est un homme d’affaire qui compte acheter le théâtre des Muppets. Gary, Marie et Walter la marionnette se mettent alors à la recherche des anciens du théâtre, séparés depuis plusieurs années, afin de tenter de sauver cet endroit qui leur est très cher. Ils arrivent à retrouver Kermit la grenouille qui part à son tour dans le but de réunir ses anciens compagnons de scène.

Non fans des Muppets (sans doute car grands ignorants et trop jeunes) on se méfiait un peu d’un film combinant animation et vrais acteurs. Un film avec des marionnettes qui parlent de plus est ! Étant des gens curieux on a quand même jeté un œil et même si on a eu très peur au début, on est obligé de vous confier qu’on a pas mal rigolé malgré une VF insupportable !

Dès le début du film, première surprise : Les Muppets est aussi une comédie musicale. Bon. Première chanson et premier soupir. Les paroles sont d’une niaiserie sans nom destinées aux enfants de 5 ans et les chorégraphies tout aussi médiocres On se demande dans quoi on a bien pu embarquer et on commence à regarder notre montre et à bailler.

Puis premier sourire : une classe où les élèves apprennent la mécanique avec une vraie voiture devant le tableau. On se dit alors que les Muppets vont peut-être joués la carte du second-degrés et ce sentiment se confirmera très vite. Alors que des scènes assez bateaux accaparent l’écran, des petits piques viennent donner au film un côté très moqueur où le second degrés est le fil conducteur. Ainsi dès qu’une scène de danse est finie et avant que la caméra ne coupe, on voit les figurants épuisés s’effondrer, la pluie qu’on croyait réelle, illusionnée par un jardinier en train d’arroser ou encore un bus de choristes passer en arrière plan lors d’une scène qui se voulait émouvante. Tout est fait dans les Muppets pour prouver qu’il ne sera jamais question de sérieux ici. Les protagonistes n’hésitant pas à interagir et à parler directement au spectateur comme si tout le monde se moquait de ce film et des productions américaines en général.

En plus d’être un film très drôle, les Muppets joue la carte de la tendresse et de la nostalgie. Le rassemblement des marionnettes après la découverte de leur destin post-Muppet Show est des plus intéressants et transmet, même aux non-connaisseurs une très jolie émotion. Une émotion qui sera renforcée par un côté dramatique du film où l’acceptation de soi (marionnettes ou humains) et la recherche de sa place sur Terre seront les sujets centraux du film. Une dramaturgie accentuée par la séparation des deux “frères” conscients que leur destiné est ainsi faite et que pour être heureux il faut qu’ils vivent chacun de leur côté leur vie.

Le film prend réellement son sens dans le show final où toutes les idoles d’autrefois viennent reprendre leur place dans le Muppet Show comme si elles ne l’avaient jamais laissé.  Là, le spectacle est immense et l’émotion arrive crescendo au fur et à mesure de la soirée. Les gens qui se rassemblent, les dons qui augmentent, les rires de la foule, tout y est pour donner au spectateur la sensation que les Muppets  ont ressurgi du passé. Un savent mélange de nostalgie et d’émotion de voir les petits triompher des géants. C’est simple mais pourtant cela fonctionne parfaitement !

Par la présence de nombreux guests et un second-degrés très assumé, Les Muppets s’assurent une double lecture et s’ouvre les portes d’un public très large. Les enfants apprécieront les marionnettes, les chansons, les danses et le méchant très méchant et les plus grands souriront devant la présence de Jim Parsons et les sketchs très décalés. De quoi séduire toute la famille !

M.

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