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Critique cinéma : Cheval de guerre (War Horse)

Cheval de guerre par Spielberg

Cheval de Guerre de Steven Spielberg, adapté du livre de Michael Morpurgo, sortira en salle le 22 février 2012.

Synopsis : On oublie souvent que, lors de la première guerre mondiale, plusieurs millions de chevaux périrent sur le champ de bataille. Ils furent utilisés pour tirer toute sorte de charges lourdes tout comme aller au combat lors de charges de la cavalerie. Ce film nous raconte 2h27 durant, l’histoire d’un cheval et de son trop jeune propriétaire qui ne peut s’engager lorsque son cheval est réquisitionné par l’armée Anglaise. Leur destin va les éloigner pour mieux les rapprocher pendant les 4 années que va durer la guerre.

Casting : Emily Watson, David Thewlis, Peter Mullan, Niels Arestrup, Tom Hiddleston, Jeremy Irvine, Benedict Cumberbatch, Toby Kebbell et pleins de gentils aux yeux bien bleus..

Cheval de guerre - réquisition

Tout commence comme un drame paysan, dans la campagne anglaise, avant que n’éclate la première guerre mondiale. Le père d’Albert, alcoolique, crée une situation délicate de laquelle va le tirer son fils à l’aide de Joey, le cheval qu’il vient de dresser. Malheureusement et malgré son amour pour ce cheval la guerre éclate et il va falloir qu’il galope pour l’armée.

Le duel social transposé du père métayer et de son patron à leurs fils respectifs ? Vous y aurez droit.

Ce début de film commence mal et enchaîne déjà des scènes vues mille fois, empile les clichés et commence déjà à nous saturer de guimauve. Distribué par Walt Disney on se doutait que le film sera sage, mais réalisé par Spielberg on s’attendait à du subtil, de l’enivrant, du beau cinéma.

Cheval de guerre - galop

Il n’en sera rien, le film va osciller durant un peu plus de deux (longues) heures entre le mélo qui tentera de vous arracher des larmes, les sentiments superficiellement niais, de l’humour à deux balles, des protagonistes sur lesquels on aurait pu construire quelque chose de solide mais qui seront inévitablement rendus superficiels même s’ils reviennent à l’improviste plus tard placer quelque évènement fort dans le déroulement de cette cavalcade.

Le père insensible à toute l’épopée de son fils de retour ? Vous y aurez droit.

Alors oui, certaines scènes marchent bien, mais au prix de combien d’autres qui semblent avoir été tournées sur un plateau de série TV ? Avec une photographie qui use et abuse des retouches à en devenir indigeste, on se croirait plus d’une fois sur une application iPhone pour hipsters tant le traitement de l’image est poussé à l’extrême par rapport à l’histoire. Comme si ce seul rendu portait sur ses épaules le fardeau de communiquer au spectateur l’ambiance car les acteurs n’y arrivent tout simplement pas.

Cheval de guerre - Joey et Albert les meilleurs amis du monde

Fondamentalement Cheval de guerre n’est pas un film totalement raté, mais pour une ardoise de 90 millions de $ et Spielberg aux manettes, c’est un navet. Le film n’est ni instructif, ni émotif, ni beau, ni superbement joué. Il est moyen partout et un film moyen qui dure aussi longtemps pour ne rien dire et se conclure sur un cliché qui donne envie de brûler les bobines, c’est un mauvais film. A la rigueur peut être que la bande son sauve les honneurs, je ne dirais pas le contraire même si on reste dans le classique orchestré avec des pics de suspens et du sirupeux quand ça se détends. A la rigueur donc.

La scène de sauvetage de toute l’intrigue à la dernière seconde ? Vous y aurez droit.

Attendez-vous à le voir encensé, il est présent dans plusieurs catégories pour les Oscars. La photographie (avec de tels CGI de cheval qui court à 150km/h ? de telles retouches de lumière ? d’éclairage de la seul tête des acteurs dans une journée grise ? on marche sur la tête..), la musique, le montage, etc..

Ma note : 2/10 Un navet qui partait d’une bonne intention. Je reste persuadé que le sujet permettait un superbe film, mais là je n’irais même pas le voir avec ma nièce qui aime les poneys.

Date de sortie : 22 février 2012

Bande annonce : 

2 Responses

  1. Le sujet, comme la bande-annonce, puait la niaiserie à 3 000 kilomètres. Le mauvais côté de Spielberg qui veut servir toute la famille. Enfin, ça fera plaisir à la petite nièce , )

  2. Je partais convaincu sur ce film, mais on peut dire que tu m’as bien refroidis ^^ j’irais quand même le voir, mais si il fait il n’évite pas les clichés c’est normal qu’il soit pas si bien vu même si la presse l’a très bien accueilli.

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