Il y a 15 jours, Brie Larson recevait l’Oscar de la meilleure actrice. Quelques jours plus tard, Room sortait en France. Il nous aura fallu un peu temps pour le digérer mais voici enfin nos mots sur ce très beau film.

 

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Avant toute chose, un conseil : si vous n’avez rien lu, rien entendu sur le film foncez le voir et revenir nous lire un peu plus tard. Room fait partie de ces films qui méritent d’être vue sans rien en savoir auparavant. La surprise et l’émotion n’en seront que plus grandes.

 

Room c’est donc l’histoire de Joy et de Jack. Une mère et son film retenus prisonniers dans une chambre. Joy est là depuis 7 ans, Jack est né en captivité… Il ne connait donc rien du monde à part cette chambre que sa mère tente d’humaniser au possible pour l’enfant s’imagine que la vie se résume à celle-ci. Quand Jack a 5 ans, Joy prend la décision de tout risquer pour lui donner une chance de liberté.

 

Voilà à peu près comment résumer la première partie du film. Cette captivité dont on ignore tout est aussi fascinante qu’angoissante. Pourquoi sont-ils là ? Depuis quand le sont-ils ? Qui est le père de Jack ? Room arrive à merveille à donner vie à la captivité. Quatre murs, un velux, une lourde porte et nous voilà coupés du monde à l’intérieur de cette chambre. Plus rien n’existe si ce n’est l’amour et la volonté d’une mère à créer un univers pour faire grandir aussi naturellement que possible son fils. Et même s’ils sont pris au piège, on ressent aussi beaucoup de vie dans ces quelques mètres carrés. Oui parce que Joy n’a jamais dit la vérité à son fils qui croit tout naturellement que le monde se limite à cette chambre. Il a donc appris à lire, à jouer, à cuisiner sans jamais imaginer que la vie ne se résumait pas à ça. Room est en ce sens un film à part, intelligent et profondément émouvant. La mise en scène aidant à créer ce climat.

 

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Oui mais voilà, un jour, la chance et l’audace leur sourient enfin. Une ruse de Joy, le courage de Jack : la mère et le fils sont libérés. La scène qui mène à cette liberté est une prouesse du genre. On vous met au défi de respirer normalement durant cette séquence. Après la captivité, la liberté donc et nous voilà embarqués dans la seconde partie du film.

 

Après cette première partie si puissante, on s’attendait à une seconde partie plus légère. C’était sans imaginer la complexité de Room qui va exploiter la piste de la liberté à apprivoiser. Dans leur chambre, Jack et Joy étaient en sécurité et dans leur “habitat naturel”. A l’extérieur c’est tout un monde à découvrir. Un monde dangereux (les microbes d’abord mais aussi l’entourage, le regard des autres, la presse…) qui effraie plus qu’il n’attire. Comment faire pour tout re-apprendre ? Se réadapter à de nouvelles règles ? Room casse les idées reçues pour nous proposer une vision extrêmement personnelle et troublante sur la vie telle qu’on la connait. On est complètement sous le choc par tant d’évidence remises en cause.

 

Il est alors difficile de vous parler de ce film tant c’est une expérience à vivre. Quelque part entre le drame et le thriller, Room propose quelque chose de nouveau qui ne peut laisser indifférent. Brie Larson est parfaite dans le rôle de la mère courage quand Jacob Tremblay est une véritable révélation.  On ressort de là complètement secoués, persuadés d’avoir assisté à un très grand film.

 

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