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[Théâtre] En Mai c’est Ferrier ha la Gaîté !

On la connaissait au cinéma ou seule sur scène, on la découvre aujourd’hui metteur en scène et membre d’une troupe bien colorée de comédiens dans En Mai c’est Ferrier ha la Gaîté ! Un spectacle événement à découvrir donc à la Gaité Montparnasse (comme son nom l’indique) jusqu’au 1er Juin.

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Avant toute chose, je dois vous avouer que je ne suis pas toujours fan de Julie Ferrier. Si sur grand écran, elle fait toujours mouche, j’ai beaucoup de mal avec son humour et ses interventions pas toujours réussies… Et si son passage au Before du Grand Journal avait provoqué en moi un drôle de malaise, j’étais assez curieuse de voir (et comprendre du coup) ce qui se cachait derrière l’affiche.

Première surprise, le spectacle commence dans la rue. Devant le théâtre, Julie Ferrier fait le show et interpelle le public qui attend devant. Ne vous inquiétez pas donc si une femme rouquine un peu spéciale et très angoissée se met au milieu de la route pour faire la circulation ou pour vous supplier de monter sur le trottoir, vous venez de rencontrer mademoiselle Klimt. Devant un petit commerce une autre jeune femme manteau sur les épaules se met à pousser la chansonnette. Les passants se demandent ce qu’il se trame ici et on s’amuse à deviner qui fait partie du spectacle.

Dedans, l’histoire se répète. Julie Ferrier nous accueille pendant qu’on s’installe. Une fausse vendeuse de confiserie propose une vente aux enchères pour un Kinder Bueno, un chien faussement dangereux traine sur la scène tandis qu’une spectatrice fait une esclandre pour son mauvais placement… On salive d’avance de la suite en se disant que ce spectacle là est décidément à part.

Sur scène, Julie Ferrier campe une large galerie de personnages. Elle devient mademoiselle Klimt, l’assistante névrosée, puis Sarah Vanderbus, une dresseuse de chiens belge, puis Martha, grande styliste qui porte toujours sa robe longue hyper échancrée d’où jaillit son sein gauche toutes les deux minutes. D’ailleurs, elle ne sera pas la seule à changer d’identité au cours du match. Katia Charmeaux, Bénédicte Guichardon, Anne Buffet et Véronique Joly en feront de même.

Qui dit spectacle à sketchs dit forcément spectacle découpé. Si on se perd un peu dans ce rythme, on se dit qu’on a quand même sous les yeux un bien joli pot-pourri riche en rebondissement et aux prouesses d’invention vraiment convaincantes. On n’oubliera pas de si tôt un sketch sur les robots, une danse en roller sur un gentil spectateur sans doute un peu mal à l’aise et surtout un interlude au ukulélé sur Get Lucky.

Bien sûr, certains sketchs ne fonctionneront pas et me feront difficilement sourire mais force est de constater l’aisance totale de Julie Ferrier qui se joue de tout à commencer de son corps. Et bien qu’elle trouve ici un immense terrain de jeu, elle n’en oublie pas l’essentiel et se frottera à des sujets beaucoup plus profonds qu’il n’y parait. Elle nous parlera des hommes, de sa vision du futur, de l’art, des femmes ou du regard des autres avec beaucoup de finesse et d’intelligence.

A la fin du spectacle, impossible de classer dans une catégorie l’expérience qu’on a vécu. Une chose est sûre, il vous faudra vous aussi aller vivre cela de l’intérieur !

« En mai, c’est Ferrier, ah la Gaîté ! » Jusqu’au 1er juin à la Gaîté-Montparnasse (Paris XIV e).
Du mardi au samedi à 21 heures et le dimanche à 17 heures.
Places : de 30 à 40 €.
Réservations : www.gaite.fr ou au 01.43.20.60.56.

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