Hier soir avait lieu la 37ème nuit des César en direct du théâtre du Châtelet. Une fois encore, nous avons réussi à nous faufiler pour vous faire vivre de l’intérieur ce grand rendez-vous du cinéma français. Alors “en vrai” c’est comment?

Il est à peine 19h au Châtelet que déjà l’ambiance est folle. Des gens derrière des barrières qui hurlent, des photographes qui jettent des “Tahar” par là  “Julie Julie” par ci et un millier d’invités endimanchés qui après avoir jeté leur manteau au vestiaire se jettent sur le Cocktail. A chaque étage on peut boire (beaucoup et des TRES bonnes choses), manger (peu pour la peine mais le palais appréciera chaque bouchée) et discuter de cinéma surtout. On croise du monde, peine à distinguer les “gens connus” des “invités classiques” et on s’amuse aux pronostics. Après deux-trois coupettes on quitte la terrasse sur le toit pour assister à l’arrivée des stars sur le plateau aménagé de Laurent Weil. Une petite place derrière la dizaine de photographes présente et nous voilà bien installé pour suivre les arrivés. Et là c’est un festival. Tahar Rahim, Kad Merad, Guillaume Canet, Julie Ferrier, Sami Bouajila, Sylvie Testud, Marie Gilain, Karin Viard, Marina Fois, Bérénice Bejo ou Leila Bekhti défilent devant nous. On verra apparaître aussi Omar Sy, Alexandra et Audrey Lamy, Mélanie Thierry, Sara Forrestier et Géraldine Nakache avant d’être complétement ébloui par l’arrivée de Kate Winslet juste radieuse qui nous prouve qu’elle est de plus en belle et que les 40 ans lui vont bien ! On attendra la dernière minute avant de rejoindre la salle mais on manquera quand même l’arrivée de Maiween, de Jean Dujardin et du duo Donzelli-Elkaim. Flute.

Confortablement installé au premier balcon, on commence à trépigner d’impatience. 21H la cérémonie commence alors. Guillaume Canet est là pour ouvrir le bal et son discours manque déjà de peps. Hésitant, se reprenant, on ne sait pas trop s’il est ému ou s’il a juste du mal … Il est déjà question de Megaupload et de piratage. Ca commence bien ! Fort heureusement Antoine de Caunes fait une entrée fracassante. Un petit mash-up avec intrusion du bonhomme dans tous les films qui ont marqué 2011 ( on trouvera même un bout de Rien à déclarer si si promis … ) juste parfait, se terminant en beauté avec Stand on the word dansé sur la scène par des jeunes accompagnés de Joey Starr. Là on est bien !

Malheureusement pour nous ces réjouissances seront les seules avant un bon petit moment… Déjà la remise des prix commence mal avec un ex-æquo pour le Meilleur Espoir féminin. Même si on est ravi pour Naidra Ayadi on se dit que c’est un peu facile de ne pas faire de choix… Bref. La grosse blague de la soirée nous viendra de Mathilde Seigner complétement allumée (défoncée ? ) qui remettra un prix à Michel Blanc en demandant à Joey Starr de venir sur scène car elle aurait aimé que ce soit lui qui gagne… Voilà voilà. Encore une fois là voilà qui se distingue par sa vulgarité et ses mauvaises manières. Les prix se suivent et se ressemblent un peu et les “blagues” de De Caunes ne font plus vraiment mouches. Il y a quelque chose qui ne va pas ce soir. Les “sketchs” sont désolants à l’instar de la prestation ri-di-cu-le de Julie Ferrier en dresseuse de chien ou d’Alexandre Astier qui avant était drôle. Notre seul sourire viendra du discours dans un anglais très approximatif de Michel Gondry, très attachant et vraiment drôle pour décerner le César d’honneur à la sublime Kate Winslet. D’ailleurs si elle lit notre blog on s’excuse pour les 3 heures qu’elle a enduré au premier rang devant ce spectacle affligeant. La palme revenant au sketch de Valérie Bonneton sur l’haleine de De Caunes. L’an prochain on aura peut être droit aux blagues “Pipi-Caca” si on a de la chance. Sara Forestier puis Laurent Laffite viendront rehausser le niveau, suivi par un Gilles Lelouch en pleine promo des Infidèles. On comprend pas bien ce que fait là Mathieu Kassovitz lui qui a pour habitude d'”enculer le cinéma français et ses films de merde“. Petite présence fairplay pour montrer que la hache de guerre est enterrée ou petit buzz pour provoquer encore et encore et agrémenter la polémique ? On comprendra pas trop non plus si Kad Merad a fait exprès d’exploser le pupitre à son arrivée ou si la encore il s’agissait d’un sketch qu’on a pas vraiment compris…  Côté prix ( car c’est quand même la le plus important ), on est touché par le César remis à Bérénice Bejo qui méritait bien d’être un peu dans la lumière face à un Michel et un Jean qui raflent tout sur leur passage ! Néanmoins, on aurait beaucoup aimé voir Karin Viard décrocher un nouveau César pour une année 2011 qu’elle avait dominée.

On est aussi très surpris par le César du meilleur acteur qui revient à Omar Sy qui nous fera hérisser les poils avec son discours de remerciement. Quelque part on se dit qu’il n’est pas démérité mais qu’il fallait bien donner un petit quelque chose à Intouchables… Et cela d’autant plus que Jean Dujardin avait suffisamment de prix à mettre au dessus de sa cheminée. Le César du meilleur film reviendra sans surprise à The Artist qui confirme son statut de film de 2011 au cas où on l’aurait pas encore compris ! On reste très déçu pour La Guerre est déclarée qui aurait mérité un petit quelque chose et pour Polisse qui vaut mieux qu’un prix technique et qu’un espoir partagé.

La cérémonie se termine et il est maintenant l’heure pour les invités de rejoindre le Fouquet’s pour le repas officiel (enfin pour ceux qui y étaient invités … pas nous en somme). Dans les escaliers on croise Joey Starr et on demande une photo. Non sans humour il nous rembarre gentillement. Ca c’est fait. On croise Valérie Donzelli et Jérémie Elkaim et on les félicite bien pour leur très beau film. On leur dit aussi qu’on est déçu de les voir repartir sans rien. Eux nous réponde que c’est pas grave, qu’ils ont déjà gagné en étant là ce soir. Sur le trottoir on se retrouve juste devant Guillaume Canet qu’on ne veut pas embêter au risque de passer pour des groupies. Au diable les photos avec les stars ! Tout le cinéma français est autour de nous. C’est l’heure de rentrer et de retourner à une vie normale, sans talons et sans nœuds papillon.

Une cérémonie des César assez décevante (pour changer…) sauvée de la perdition par quelques talents et bonnes idées mais une expérience qu’on est cependant pas prêt d’oublier ! Un palmarès qui nous aura donné envie de revoir des films, d’en voir d’autres qu’on a manqué en 2011 et surtout de squatter les salles obscures jusqu’à épuisement.

M.

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4 Comments

  1. Bonjour, merci pour ce compte-rendu en léger différé. J’ai l’impression que j’ai rien manqué. Il faut dire que depuis que les Césars sont retransmis par C+, le niveau se dégrade comme la programmation de la chaîne cryptée d’ailleurs. Je suis contente pour Bérénice Bejo, Michel Blanc et Une séparation. Pour le reste… Bonne fin d’après-midi.

  2. Je suis bien déçu que La guerre est déclarée n’ai rien eu. Et puis déçu que The Artist domine le palmarès, alors que j’ai l’impression, qu’autour de moi, les gens ont + été secoués par Polisse par exemple.
    Espérons aussi que l’an prochain qu’ils demandent à Valérie Lemercier de reprendre le rôle de présentatrice !

  3. The Artist encore et toujours … Pfffffffffffff

  4. The Artist encore et toujours … Pfffffffffffff

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