Pour son 9ème long-métrage, le réalisateur de Fight Club, s’attaque au best Seller de Stieg Larsson : Millénium ! Un remake du film suédois qui tient toutes ses promesses, porté par une Rooney Mara absolument saisissante!

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille.
Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui.
Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Après le très grand Social Network, le retour de Fincher était attendu avec une grande impatience. Et d’autant plus lorsqu’on apprend qu’il adapte le bestseller suédois : Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes. Attente certes mais doutes aussi. Bizarrement, on ne voyait pas trop l’intérêt de faire un remake d’un film sorti il y a deux ans, mais bon il semblait peu probable qu’ Hollywood ne s’empare pas du phénomène à un moment ou à un autre. Et quitte à devoir faire un remake autant que ce soit l’immense David Fincher qui s’en charge !

Dès les premières minutes, le réalisateur met tout le monde d’accord en proposant un générique absolument hallucinant. David Fincher ne perd pas de temps pour nous couper le souffle et confirme ici son statut de génie (si encore on en doutait).

Après cette claque monumentale, la pression retombe un peu et Millénium met beaucoup de temps avant de redevenir passionnant. Divisé entre l’histoire de Mikael et celle de Lisbeth, Millénium peine à passionner tant il y a déséquilibre entre ces deux histoires. Bizarrement, on se sent plus concerné lorsque Fincher filme Lisbeth et sa vie de chaos, que lorsqu’il s’attarde sur l’enquête de Mikael, qui est pourtant le principal sujet du film. Une histoire qui peine à démarrer mais qui prend tout son sens dès la rencontre des deux protagonistes (et avant même, grâce à une incroyable scène de viol puis de vendetta absolument malsaine et dérangeante ).

Comme il l’avait très bien fait dans Zodiac, David Fincher nous livre un thriller sans failles. L’enquête est en tout point fascinante (et en particulier lorsqu’on est étranger au livre et à la version Suédoise) et la mise en scène intelligente et parfaitement maitrisée nous plonge dans l’univers sombre et angoissant de la saga de Stieg Larsson. La Suède n’a jamais paru aussi inquiétante et si reclus du monde. Un climat grave et oppressant dont David Fincher a le secret. Et le réalisateur de Benjamin Button parvient même à donner du rythme au film en s’éloignant de l’enquête (et de ses ordinateurs…) pour se concentrer sur ses personnages.

Côté casting, on pensait difficile de remplacer Noomi Rapace tant elle crevait l’écran dans la version Suédoise. Un challenge qu’à relevé haut la main le réalisateur en choisissant la presque inconnue Rooney Mara (aperçue dans The Social Network). Elle interprète avec une froideur et une assurance folle la jeune Lisbeth. Une performance de haut vol qui, on l’espère, sera récompensée aux Oscars.

Finalement, David Fincher réussi son pari en signant un Thriller angoissant grâce à une mise en scène soignée et à un casting irréprochable. On comprend bien sur que ceux qui connaissent déjà les romans et les films soient quelque peu déçus tant Millénium par Fincher n’apporte pas grand chose de nouveau mais pour les autres un grand moment de cinéma les attend. Et une grosse envie de découvrir livres et films déjà existants !

M.

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4 Comments

  1. J’ai lu les livres très récemment. J’ai vu la version suédoise encore plus récemment. Et pourtant j’ai quand même savouré cette version. Car de mon point de vue, elle dépasse la simple adaptation d’un livre. Fincher y ajoute quelque chose, son point de vue. J’ai noté un vrai choix visuel, dans les cadrages forcément mais aussi dans les décors, costumes… Par exemple, une bonne partie du début de film est limite en noir et blanc, aucune couleur forte, les personnages sont habillés en noir, il fait gris, les voitures sont noires, même le train est noir ! A mon sens, la version suédoise cherche à raconter l’histoire point, et du coup toutes les “erreurs/adaptations” vis-à-vis du livre sont flagrantes et m’ont dérangé. Tandis que cette version chercher à s’attacher plus aux personnages, à décrire un point de vue et j’ai du coup été plus clémente avec les adaptations.

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