Plus que quelques jour avant de dire au revoir à une décennie. Voilà une belle occasion de faire le bilan de cette année (et peut-être même de la décennie, si le cœur nous en dit). Commençons avec le sujet le moins sympa à savoir les films qu’il fallait éviter ou ceux qui ont déçus. Parce qu’il me parait important de bien différencier les deux, je vous propose un Flop 5 ET 5 grosses déceptions. Car être déçu par un film n’en fait pas forcément un mauvais film.

Flops

Et voilà ce que j’ai pu voir de pire cette année. Je suis ressortie fâchée de chacune de ces séances.

En 5ème position, un des plus gros succès au box-office de l’année, la fausse version live du Roi Lion. Je dis fausse car c’est finalement ni plus ni moins qu’un autre film animé, sans avoir le charme du classique de 94 et qui n’a d’autre projet que d’amasser du dollar. Beaucoup d’ennui devant ce pâlichon copier-coller.

Xavier Dolan est capable du pire comme du meilleur, et son premier essai à Hollywood est assez calamiteux. En choisissant Kit Harington comme acteur principal, c’était difficile d’espérer mieux.

Le pitch du cannois Little Joe était plutôt attractif, dommage que la cinéaste Jessica Hausner ne parvienne pas à le maîtriser correctement et tombe si vite dans le ridicule.

Un autre grand s’est bien planté cette année, il s’agit d’Olivier Assayas qui a tout faux avec son Doubles Vies, chronique ultra pompeuse et cliché d’un monde de l’édition révolu.

Enfin, personne n’aura pu voler cette première place au terrible Détective Pikachu, qui pique aussi bien les yeux que le cerveau. Une catastrophe industrielle.

Déceptions

Parlons maintenant de mes plus grosses déceptions de l’année. Ce sont des films que j’ai (trop) attendus, et le résultat n’a pas été à la hauteur de mes espérances. On commence par L’ascension de Skywalker, le dernier chapitre de cette dernière trilogie Star Wars. C’est une semi-déception car avec le retour de J.J. Abrams à la barre, je me doutais bien que je ne serais pas satisfaite. Ce volet me conforte dans l’idée que Johnson avait fait ce qu’il fallait en bousculant les codes, c’est bien ça dont a besoin Star Wars aujourd’hui. Abrams, quant à lui, est bien le roi du fan service.

Once Upon a Time in Hollywood restera dans l’histoire du 7ème art pour avoir réuni Di Caprio et Pitt, sans doute les deux plus grands acteurs actifs. Leur présence suffit à faire du dernier Tarantino un immanquable tant les deux s’en donnent à cœur joie. Mais au-delà de ça, quel ennui… Papi Quentin n’a plus grand-chose de neuf à nous raconter. L’heure de la retraite ?

On en a fait des caisses autour du Joker. Beaucoup trop pour un film acceptable, mais loin d’être si original et “fou” que ça. Avait-on vraiment envie de connaître l’histoire du Joker et d’attendre 2h avant de le voir (enfin) naître ? Pour ma part, non. La mauvaise nouvelle c’est que le succès du film risque de faire beaucoup de petits.

Je plaçais beaucoup d’espoir dans le second chapitre de Ça. J’avais la conviction que Muschietti réussirait là où le téléfilm avait échoué. Malheureusement, pas de miracle, lui aussi semble bien moins inspiré par la bande d’adultes que celle des enfants. Quant au clown, ses apparitions sont beaucoup moins effrayantes que dans le premier, la faute à des effets spéciaux sans doute trop visibles.

J’aime beaucoup le cinéma de Sciamma et ce n’est pas son Portrait de la jeune fille en feu qui inversera cette solide tendance. Le film est évidemment très abouti, les actrices sont formidables (Adèle en tête) mais j’ai attendu 2 heures avant qu’une fine émotion ne pointe enfin le bout de son nez. L’histoire est belle, mais je n’y ai pas cru. Si ces 5 films sont mes grosses déceptions de l’année, vous verrez qu’ils seront dans les tops de mes camarades dans quelques jours. Tout cela est bien subjectif.

Et vous, quelles sont les déceptions ciné de votre année ciné ?

Author

Banlieusarde de souche, parisienne d'adoption, New-Yorkaise de cœur. S'épanche régulièrement sur La Bobine Sélective pour partager son amour du 7ème art. Aime la bière de toute sorte, le foot bourrin, les films d'horreur sanguinolents mais aussi le champagne avec des fraises, le vernis à ongles rose et les comédies romantiques pleines de clichés.

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