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C’est une histoire un peu folle qui accompagne la sortie du nouvel album de Neon Indian “VEGA INTL. Night School”. Par une nuit plutôt alcoolisée de 2011, Alan Palomo rentre de son tout dernier show qui conclue la tournée de son album “Era Extraña”. En rentrant chez lui il découvre alors que son ordinateur a disparu ; pas de chance, il y contenait toutes les démos de son futur album. Totalement abattu par cet événement plutôt frustrant, il lui faudra alors plus de trois ans pour s’en remettre, en mettant de côté son projet musical, en écrivant un script de film de science fiction, en reprenant les études ou encore en filmant des scènes au côté de Terrence Malick pour un de ses prochains long métrage. Trois ans d’errance artistique qui l’ont finalement amené à se relancer et à se reconstruire autour de ce qui est aujourd’hui son troisième disque, et certainement le plus abouti.

Du Texan Alan Palomo et son projet Neon Indian, nous avons toujours été de grands fans. Surtout lorsque sortait “Psychic Chasms” en 2009, sorte de véritable OVNI musical pour l’époque, qui ne nous aura jamais vraiment quitté, nourrissant c’est évident l’influence de nombreux groupes de l’époque et d’aujourd’hui. Car la musique de Neon Indian ne peut pas laisser indifférent, elle a cette chose particulière qui vous marque immédiatement – réécoutez Polish Girl, puis on en reparle. Lorsque “VEGA INTL. Night School” s’ouvre sur Hit Parade, on est tout de suite replongé dans cette ambiance. Commence alors comme un voyage futuriste, porté par cet univers si singulier.

Neon Indian réussit un beau tour de force, celui d’alterner avec une aisance déconcertante morceaux barrés plutôt compliqués d’accès (Street Level, Bozo) tracks au contraire très pop (Smut!, The Glitzy Hive, Baby’s Eyes), et tubes gigantesques : Annie et Slumlord. Ce troisième album pousse également beaucoup plus du côté de la scène électronique et dance (Techno Clique), en influant dans chacun des morceaux beats puissants, synthés barrés et une rythmique toujours irrésistible.

Neon Indian décrit lui même cet album comme “the most elaborate songwriting of his career”. Après de nombreuses écoutes, et étant donné la palette assez hallucinante d’influences, sonorités et de textures utilisés, on ne peut qu’aller dans ce sens. “VEGA INTL. Night School” est véritablement l’un des grands albums de cette fin d’année, un voyage interstellaire, prêt à vous faire danser au moins jusqu’à l’été prochain.

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