Il arrive parfois que nous voyons des films sans qu’on ait forcément envie (ni le temps) d’écrire une longue critique. D’où le lancement d’un nouveau rendez-vous révolutionnaire : CinéBref ! L’idée est simple : vous parlez en quelques lignes de films à  l’affiche ! Cette semaine au programme : Amy, Magic Mike XXL et Love.

 

Capture d’écran 2015-07-24 à 11.49.09

 

Amy de Asif Kapadia

 

Dotée d’un talent unique au sein de sa génération, Amy Winehouse a immédiatement capté l’attention du monde entier. Authentique artiste jazz, elle se servait de ses dons pour l’écriture et l’interprétation afin d’analyser ses propres failles. Cette combinaison de sincérité à l’état brut et de talent ont donné vie à certaines des chansons les plus populaires de notre époque. Mais l’attention permanente des médias et une vie personnelle compliquée associées à un succès planétaire et un mode de vie instable ont fait de la vie d’Amy Winehouse un château de cartes à l’équilibre précaire.Le grand public a célébré son immense succès tout en jugeant à la hâte ses faiblesses. Ce talent si salvateur pour elle a fini par être la cause même de sa chute. Avec les propres mots d’Amy Winehouse et des images inédites, Asif Kapadia nous raconte l’histoire de cette incroyable artiste, récompensée par six Grammy Awards.

 

4 ans après sa disparition, un documentaire revient sur la naissance et la chute de la star Amy Whinehouse. Si avant ce film on retenait d’elle que l’immense Back to Black, on ressortira un peu plus chamboulés par la tragédie vécue par l’anglaise décédée à 27 ans d’un arrêt cardiaque. Bonne copine, rigolote et anglaise jusqu’au bout des cils ( comprenez qu’elle n’a jamais trahis ses convictions sur scène ou en interview ) Amy Whinehouse se présente à nous sous un nouveau jour. Exit la camé présentée par tous les médias, place à une vraie personne et à une belle personne. Grâce à ce documentaire, on apprendra qu’elle n’a jamais voulu (ni supporté) son statut de star mondiale et qu’elle aurait mille fois préféré se produire dans un club de jazz de 50 personnes plutôt que sur la scène d’un festival mondialement connu. Quant à la drogue, le film a l’intelligence de ne pas tomber dans les clichés. Si son ex-mari lui a montré le chemin et souvent empêché d’en sortir, Amy affirmera souvent que sans la défonce la vie est beaucoup plus amusante. En ce début de XXI eme siècle on restera bouche bée devant l’incapacité (voir l’absence de volonté ) de la famille de l’aider à guérir. Le père comme le manager préférant fermer les yeux et laisser la responsabilité à d’autres.
Entre tubes et chansons plus intimes, Amy fait ressortir le don d’Amy Whinehouse pour les paroles et le sens du rythme. On ressortira de ces 2h complètement secoués, tristes et déçus de n’avoir pas connu Amy Whinehouse plus tôt et plus longtemps.

 

AMY

 

Magic Mike XXL de Grégory Jacobs

 

 Trois ans après que Mike ait renoncé à sa vie de strip-teaseur, les Kings of Tampa sont eux aussi prêts à jeter l’éponge. Mais ils veulent le faire à leur façon – en enflammant la piste de danse lors d’un ultime spectacle époustouflant à Myrtle Beach et en partageant l’affiche avec le légendaire Magic Mike. Alors qu’ils se préparent pour leur finale et qu’ils se rendent à Jacksonville et Savannah pour renouer avec d’anciennes connaissances et se faire de nouveaux amis, Mike et ses camarades s’initient à de nouvelles acrobaties et évoquent le passé de manière surprenante…

 

La suite tant attendu du film de Soderbergh avait de quoi attiser la curiosité. Magic Mike se terminant assez brutalement on avait hâte de savoir comment Mike et le Kid allaient s’en sortir. Exit le Kid et Dallas dans ce deuxième volet : on aurait dû se méfier ! Magic Mike XXL se débarrasse en un claquement de doigt du contraste du premier volet entre monde de la nuit superficiel et sens de la vie. Ici place à une bromance qui ressemble parfois à Very Bad Trip parfois à Sexy Dance. Les scènes s’enchaînent et se ressemblent sans que l’on y voit un quelconque intérêt. Pas d’histoire, pas de passé et pas de personnages voilà comment définir Magic Mike XXL qui devrait séduire uniquement les filles venues pour admirer les abdos de Chaning Tatum.

 

10.23_ 3063.tiff

 

Love de Gaspar Noé

 

Un 1er janvier au matin, le téléphone sonne. Murphy, 25 ans, se réveille entouré de sa jeune femme et de son enfant de deux ans. Il écoute son répondeur. Sur le message, la mère d’Electra lui demande, très inquiète, s’il n’a pas eu de nouvelle de sa fille disparue depuis longtemps. Elle craint qu’il lui soit arrivé un accident grave. 
Au cours d’une longue journée pluvieuse, Murphy va se retrouver seul dans son appartement à se remémorer sa plus grande histoire d’amour, deux ans avec Electra. Une passion contenant toutes sortes de promesses, de jeux, d’excès et d’erreurs…

 

Porno pas porno ? La question était sur toutes les lèvres ! Si la réponse est évidente tant le parti pris artistique prévôt sur l’acte physique on trouvera quand même que les scènes intimes sont trop nombreuses. Une fois qu’on a compris que pour nos deux héros il faut que le corps exulte, pas besoin d’en rajouter des tonnes ! Si le film est intéressant dans le fond (montrer comment une histoire d’amour peut vous marquer à vie) le reste est carrément plus dans la démarche arty que dans le film de cinéma. On restera impressionnés quelque fois mais la plupart du temps on se demandera quand tout ceci va finir (la fin interminable est un modèle du genre). Entre un film de Terrence Malick où le héros murmure sur le sens de sa vie et gros trip au néon rouge propre à Gaspar Noé, Love est un drôle d’OVNI qu’on ne regardera pas deux fois.

 

199941

Author

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It
%d blogueurs aiment cette page :