Il arrive parfois que nous voyons des films sans qu’on ait forcément envie (ni le temps) d’écrire une longue critique. D’où le lancement d’un nouveau rendez-vous révolutionnaire : CinéBref ! L’idée est simple : vous parlez en quelques lignes de films à  l’affiche ! Après le N°1 place cette semaine au N°2 avec 3 films : Microbe et Gasoil, Daddy Cool et Love & Mercy

 

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Microbe et Gasoil de Michel Gondry

 

Les aventures débridées de deux ados un peu à la marge : le petit “Microbe” et l’inventif “Gasoil”. Alors que les grandes vacances approchent, les deux amis n’ont aucune envie de passer deux mois avec leur famille. Ils décident donc de fabriquer leur propre “voiture” et de partir à l’aventure…

 

Il y a quelque chose de magique avec Michel Gondry comme si tout ce qu’il pouvait nous raconter nous apparaissait soudainement du domaine du plausible. Retour à l’essentiel en 2015 avec ce film initiatique où l’on va suivre les aventures de deux adolescents un peu à part : Théo et Daniel, que leurs camarades surnomment non sans méchanceté Microbe et Gasoil. De la rencontre entre ces deux garçons là, à l’aventure en pleine France profonde en passant par l’élaboration d’une voiture/maison de jardin aussi atypique que ces deux là, le petit film de Michel Gondry a tout pour plaire. Derrière les sourires et les blagues, on lit aussi la difficulté d’être différent dans un monde qui ne vous comprend pas. On lit aussi le difficile passage à l’âge adulte et le poids d’un environnement face à la destiné qu’on s’est imaginée. Conte poétique aux allures de Teen Movie intelligent et original, Microbe et Gasoil vaut tous les détours. Si vous avez aimé Stand By Me, vous allez adorer son petit cousin français !

 

Microbe_ET_Gasoil

 

Love & Mercy de Bill Pohlad

 

Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera.

 

Quand on est allé voir Love & Mercy on ne savait rien. Ni du sujet du film, ni de la vie de Brian Wilson. Forcément quand on pense Beach Boys on pense plage et surf, musique entrainante et cie. On était loin d’imaginer le calvaire et l’isolement de son leader qui s’est battu jusqu’à épuisement pour mener à bout Pet Sounds. Love & Mercy raconte avec beaucoup d’intelligence comment un père tyrannique a rendu un garçon malade et instable dont les excès de folie frôlaient toujours avec le génie. Construit en deux parties (une partie Flashback sur la jeunesse de Brian une autre sur l’après Beach Boys et son combat contre un médecin mal intentionné) Love & Mercy se regarde avec autant de délectation de découvrir un album mythique qu’avec inquiétude. Paul Dano incarne un Brian Wilson instable plus vrai que nature quand John Cusack parvient à être sa version adulte sans en faire trop. La ressemblance entre ces hommes est d’ailleurs saisissante. Un film simple à la réalisation parfois hallucinante (le plan final est une merveille du genre) qui vous fera reconsidérer toute l’oeuvre des Beach Boys et vous donnera envie d’écouter God Only Knows encore et encore.

 

Love & Mercy

Daddy Cool de Maya Forbes

 

Entre fous rires et crises de larmes, Cameron Stuart ne sait plus où donner de la tête. Diagnostiqué bipolaire, Cameron suit un traitement dans le but de reconquérir sa femme Maggie et de réintégrer le cocon familial qu’ils forment avec leurs deux filles. Mais lorsque Maggie décide de quitter Boston pour partir à New-York reprendre ses études, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de confier la garde de ses enfants à ce père pas tout à fait comme les autres…

 

Etrange OVNI que ce Daddy Cool dont le titre ne laissait absolument pas présager l’aspect tragique du film. Au delà du papa cool que semble annoncer la bande annonce, on va plutôt suivre l’histoire d’un homme instable malade, qui préfère sortir la nuit pour boire plutôt que de s’occuper de ses enfants. Difficile alors de juger un film qui nous mettra bien mal à l’aise alors qu’on était venus pour passer un bon moment. La scène finale du film salvatrice au possible nous amènera la bouffée d’air frais qu’on attendait plus. A voir ne serait-ce que pour la performance formidable de Mark Ruffalo.

 

Infinitely Polar Bear

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