De Michael Dowse on ne connaissait rien. Pourtant une comédie romantique avec Daniel Radcliffe en tête d’affiche devait forcément nous attirer. Comédie indé jusqu’au bout de la bobine on a vu Et (beaucoup) plus si affinités et on vous en parle !

Et beaucoup plus si affinité_1

Habituels fervents admirateurs de toutes comédies américaines indépendantes le projet nous a vite emballé. Et (beaucoup) plus si affinité raconte l’histoire de Wallace, un type normal un peu bobo qui a plaqué ses études de médecine à cause d’une fille. Depuis, il cherche un peu sa place dans la vie. Rêveur et cynique, il va croiser un soir à une fête Chantry. Tout aussi perdue que lui, l’alchimie est immédiate. Oui mais voilà, Chantry n’est pas célibataire. Résigné dans un premier temps, Wallace va accepter l’amitié que lui offre Chantry mais pourront-ils en rester là ? C’est toute la question posée dans le film.

D’abord enchanteur et vraiment gracieux, on se dit que 500 jours ensemble a fait des petits. Cette histoire d’amour-amitié est touchante à souhait et on se plait à imaginer la romance future de ces deux là que la vie a réuni totalement logiquement. Visuellement on est aussi sous le charme grâce à des incrustations graphiques qui se baladent sur les murs de Boston pour mieux nous expliquer que la réalité et l’imaginaire ne sont jamais très éloignés. De même, de la pure comédie romantique avec ses gags, on passera à des moments très intimes dans lesquels l’émotion nous happera sans efforts. Et (beaucoup) plus si affinité se révèlera alors beaucoup plus profond et touchant que ne laissait le présager l’affiche ! Jamais plombant, le film livrera des tranches de vie très bien emmenée qui déclencheront en nous de petits sourires complices !

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Malheureusement une fois qu’on aura mis tout ça en place, et qu’on aura compris le mécanisme, on commencera à trouver le temps long. Alors que d’autres films du genre de détachent par leur naturel, force est de constater qu’ici tout est beaucoup trop écrit. Chaque phrase du scénario se voulant marquante, on se retrouve avec des séquences assez lourdes dans lesquelles on a l’impression d’assister à une caricature d’un mode de vie. Tout est calculé pour marquer des points. Le résultat, une succession de punchlines qu’on ne retiendra pas. Dommage.

De même, une fois qu’on a compris l’issue (pas vraiment surprenante) le réalisateur rallonge un peu plus son histoire faisant courir son héros partout pour appuyer un peu plus la galère dans laquelle il s’est fourré et la lutte impossible contre un amour naissant. On aurait aimé être moins pris par la main de ce côté là… L’histoire se suffisant à elle-même.

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Quoi qu’il en soit Et (beaucoup) plus si affinité se laisse regarder avec plaisir. Le même plaisir que de retrouver Daniel Radcliffe dans un nouveau registre. On ne pouvait rêver mieux qu’une escapade romantique pour cet acteur qu’on pensait destiné au cinéma de genre ! A voir donc mais de là à l’imaginer culte demain c’est une autre affaire !

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