Au lancement de 2MuchPoney, elles ont été les filles sur qui on a tout de suite misé. Nous étions alors au début de l’année 2011 et Warpaint sortait timidement de l’ombre avec un premier album “The Fool”, acclamé par les critiques les plus pointues.

Près de quatre ans plus tard, on peut dire que les quatre californiennes ont su prendre leur temps pour façonner et sortir leur second album intitulé sobrement “Warpaint”, comme pour réaffirmer leur identité. Elément important, car il est vrai qu’à la vue de ces jolies poupées en forme de girls band, beaucoup pourraient être réticents, voyant là encore un énième groupe féminin à la façade hype éphémère (vous là-bas les Plastiscines, on vous voit).

Ecoutez alors ce “Warpaint”, et vous comprendrez que le rock d’Emily Kokal, Theresa Wayman, Jenny Lee Lindberg et Stella Mozgawa n’a absolument rien d’épisodique. Leurs morceaux, vaporeux et électriques, vous emmèneront très loin. Il faudra plusieurs écoutes pour véritablement rentrer dans l’univers complexe des Warpaint, mais une fois fait impossible d’en décrocher.

Love is to Die, leur plus beau morceau sur ce second album, est à l’image de ce que sait faire le mieux ce groupe, créer une atmosphère un brin rêveuse, un brin violente, à la profondeur évidente. Le production de Nigel Godrich (Radiohead) et Flood (PJ Harvey, Nick Cave, New Order…) affûtera encore un peu plus le rock garage et new-wave des filles, qui savent décidément très bien s’entourer, après leur signature chez l’excellent et pointu label britannique Rough Trade.

A l’entame d’une année 2014 sans grande actualité musicale, cet album de Warpaint nous aura tout de suite fasciné. Les quatre californiennes affirment toujours plus leur style à part, indépendant, et confirment tout le bien que l’on pouvait penser d’elles. Un “girls band” définitivement pas comme les autres.

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