Midnight-Juggernauts-Uncanny-Valley

Voilà un groupe dont on entend, à tort, trop peu parler. Peut-être un peu dans l’ombre de leurs compatriotes australiens de Tame Impala, mais surtout faute d’une vraie actu depuis trois ans et la sortie de leur dernier album. Un silence néanmoins nécessaire pour un groupe véritablement à part qui a souhaité se recentrer sur lui-même et se jeter corps et âme dans toutes sortes d’aventures et expériences excentriques pour en sortir aujourd’hui un nouvel essai “Uncanny Valley”.

Bien qu’un peu passé inaperçu, ce retour des Midnight Juggernauts était attendu de pied ferme par les amateurs, tant ils font partis des groupes les plus résolument indépendants, individuels et inventifs, d’une scène australienne pourtant déjà très riche. Depuis sa formation à Melbourne en 2004, le trio s’est frayé un chemin à part, refusant de se restreindre aux limites des genres en envoyant leur pop psychédélique dans des limites jusque là inconnues. Et pourtant, ce qui frappe avec cette musique quasi cosmique, c’est qu’elle n’est pas compliquée à appréhender, il suffit d’ailleurs d’écouter leurs premiers single (Memorium, Ballad of the War Machine) pour vite comprendre cela.

“Uncanny Valley” se vit comme un long voyage dans les profondeurs, piloté par leur musique pailletée au delà de la stratosphère et des genres inconnus. Parfois dansant, par moment inquiétant, mais toujours rêveur, cet album est d’une audace folle. Les Midnight Juggernauts nous enivrent sur leurs sons à la fois futuristes avec ces incroyables harmonies interstellaires (Master of Gold, Deep Blue Lines), mais aussi aux accents plus rustiques pour des morceaux tous droits sortis de la house du début des années 50 nous rappelant toute la froideur et l’éblouissement du cosmos (HCL, Streets of Babylon).

Avec “Uncanny Valley” l’attente n’était pas veine. Nous livrant un album séduisant, riche et surtout cohérent avec leur univers si particulier, les Midnight Juggernauts confirment tout leur talent pour créer des morceaux sans nul autre pareil.

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2 Comments

  1. mikamikaz Reply

    J’adhère à cette critique ; l’album recèle de pépites et le groupe persiste en traçant sa voie (lactée). A cela s’ajoute qu’ils sont efficaces en live. Le bonheur se prolonge.

  2. mikamikaz Reply

    J’adhère à cette critique ; l’album recèle de pépites et le groupe persiste en traçant sa voie (lactée). A cela s’ajoute qu’ils sont efficaces en live. Le bonheur se prolonge.

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