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[Festival] Cannes Inside : Day 8

Ce matin, je tente la première projo à 8h30. Et oui, il faut être à Cannes pour aller voir des films si tôt. Un peu fatiguée quand même, j’arrive une heure à l’avance pour être sure de rentrer dans la salle. Il y a du monde déjà devant le palais. Beaucoup de gens qui, comme moi, attendent beaucoup de ce Only God Forgives.

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1h30 plus tard : la déception est à la hauteur de l’attente. Pas de scénario, pas vraiment d’histoire à part celle d’une vengeance pure et dure pour un film qui se veut de casser l’image de Drive. N’attendez pas de voir une romance ou une quelconque émotion ici, NWR prouve qu’il est un méchant garçon et qu’il n’a d’ordre à recevoir de personne. Il fait donc ce qu’il veut avec son Only God Forgives pour notre plus grand déplaisir. Sauvé par sa mise en scène envoutante et hypnotisante, Only God Forgives reste une terrible désillusion. Conditionnée pourtant pour adorer, le manque de scénario et la violence gratuite auront eu raison de moi. Un film à revoir sans doute, mais Thierry Frémaut avait raison : NWR n’a pas réalisé un Drive 2 et c’est bien dommage.

Ces dernières journées à Cannes deviennent intenses et, à peine sortie de la salle, je me retrouve à nouveau sur le tapis rouge pour aller voir ce que vaut Robert Redford sur un bateau. All is lost est le pari un peu fou de JC Chandor qui va suivre l’histoire d’un marin perdu en mer après le naufrage de son bateau. Seul face à lui même, il tente de survivre. Il faut avouer qu’en 2013 faire un film sans paroles et avec un seul acteur c’était quand même sacrément culotté. J’applaudis l’idée et la prise de risque mais passerais un peu à côté du film qui, certes fascine, mais ne déclenche pas beaucoup d’empathie.

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Après m’être posée deux minutes pour vous raconter mes aventures de la veille (oui en fin de festival je prends du retard et m’en excuse sincèrement mais vous demandez beaucoup de travail chers lecteurs), je m’en vais en séance spéciale découvrir le film de Stephen Frears : Muhammed Ali’s greatest fight. Présenté par le réalisateur lui même, je ne pourrais pas trop vous raconter le film, puisque j’ai dû voir que les quinze premières minutes et les dix dernières. Le reste ayant été occupé par un rattrapage de sommeil…

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Le soleil qui était là a disparu pour laisser place à la pluie qui fête donc son grand retour sur La Croisette. Il est 20h et je trépigne d’impatience : ce soir je suis invitée au concert surprise de Phoenix à la plage Magnum. Si vous me connaissez un peu, vous devez savoir que la bande à Thomas Mars fait quand même partie de mes chouchous de tous les temps et que leur prestation scénique me laisse toujours un souvenir impérissable. J’ai un peu de temps devant moi et profite d’un apéro offert par Ricard. Chapeaux sur la tête, on oublie presque la pluie qui tombe dehors.

Après avoir enfilé un pull et pesté de ne pas avoir de chaussures plus « hivernales », je regagne la plage Magnum à l’heure indiquée. Dedans c’est déjà la folie. Open Bar et Open Glace pour ce qui s’annonce comme LE concert événement du festival. Je rage un peu car à la même heure il y a La Femme à la plage d’à côté… 23h, les lumières s’éteignent et les versaillais entrent en piste. Enfin, j’entends Entertainment en live et enfin je peux lancer mes « HoHoHohOHohO ». La foule, dense, s’approche alors que Thomas Mars est, comme à son habitude, en pleine osmose avec son public. Le groupe jouera une bonne douzaine de chansons de son répertoire. Du désormais classique Lisztomania à Long Distance Call en passant par Too Young ou encore 1901. Jouant majoritairement les titres (tubes devrais-je dire) de Wolfgang Amadeus Phoenix, le groupe envoie sacrément sur scène pour le plus grand plaisir des invités. Thomas Mars n’hésitant pas à traverser la foule pour aller scander le « HoHohOHoHoHoHoHo » de Entertainment, reprise à la fin debout sur le bar. J’en voudrais encore, j’attends un rappel qui ne viendra malheureusement pas. Des étoiles plein les yeux, le chaud au visage, je me jure de les revoir très bientôt et pour un VRAI concert.

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Je croiserais près du bar Daphné Burki et Gunther Love avant de tenter un passage à la Villa Schweppes pour le second concert, celui de La Femme. Du trottoir, j’entends les premières notes de Sur la Planche et rêve d’accéder au concert très vite. Malheureusement pour moi, l’entrée ne sera pas possible (pourtant j’étais sur la liste) mais l’organisation de la Villa ayant décidé autrement à coup de « Non ça rentre pas, là c’est complet, oui par contre vous là bas vous êtes combien, 4 c’est bon allez y, bonne soirée ». Pourtant, j’avais aux pieds mes plus belles baskets léopard. J’essaye de profiter du concert depuis la rue. Déception, mais Phoenix le valait largement.

Ne voulant pas terminer la soirée ici, je retourne chez Magnum. L’ambiance est retombée et la folie a laissé place à un grand calme. Dégustant une glace, je me dis déjà que demain Nebraska à 8:30 va me tuer.

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