Réalisateur oscarisé, Peter Jackson signe The Hobbit : un voyage inattendu , premier volet d’un triptyque tiré du chef d’œuvre de J.R.R Tolkien, Bilbo le Hobbit. Près de dix ans après avoir mis en scène la colossale trilogie,  Le Seigneur des Anneaux , devenue aussitôt culte auprès du grand public, Peter Jackson revient à ce qui le fascine le plus, l’univers de l’héroïc fantaisy.

Ces trois nouveaux films se déroulent dans la Terre du Milieu, 60 ans avant l’époque du Seigneur des Anneaux. Dans Un Voyage Inattend, Bilbon Sacquet (Martin Freeman, Dr John Watson dans la série Sherlock) cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris (Ian McKellen), Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Ecu-de-Chêne (Richard Armitage, Heinz Kruger dans Captain America). Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

Au cœur de ce Voyage Inattendu Peter Jackson parvient habilement à mêler les genres, donnant à son film diverses saveurs. La séquence réunissant Bilbon et les 13 nains au sein de sa demeure reste sans aucun doute l’un des moments les plus absurdes du film. On retrouve chez le cinéaste cet amour du genre, qui a été sa marque de fabrique à ses débuts comme le soulignent Bad Taste en 1987 ou Braindead en 1992. Peter Jackson maîtrise avec brio cet humour, et installe ses personnages dans le décor, tissant les premiers liens avec Bilbon et le spectateur.

C’est au cours d’une longue quête que le jeune Bilbon fera ce Voyage Inattendu, inattendu pour le protagoniste, par ses multiples rencontres, notamment celle avec Gollum (toujours l’excellent Andy Serkis) qui reste une séquence riche en émotion. Gollum paraît toujours plus réaliste, pour le plaisir de nos yeux. Une ambiance très glauque et terrifiante oppose alors notre Bilbon à ce cher Gollum, avec à la clef le fameux anneau !

Le monde des ennemis est terrifiant, permettant à ce Voyage Inattendu d’attirer toutes sortes de spectateurs. Peter Jackson reste fidèle à sa précédente trilogie et à l’esprit de la saga qu’il avait précédemment créé.

Au niveau du rythme, le film connaît quelques longueurs. La situation prend du temps à démarrer, même si la présentation de Bilbon est plutôt bien alléchée par le cinéaste. Une fois la quête débutée, le film se contemple aisément et pour notre plus grand plaisir. Peter Jackson est sans aucun doute le maître de l’héroïc fantaisy au cinéma.

Le réalisateur n’hésite pas à faire ressurgir certains personnages de sa précédente saga, avec Elijah Wood (bientôt dans le remake Maniac) pour une courte scène, ou encore Hugo Weaving, Cate Blanchett, Christopher Lee et Ian Holm, ce qui ne devrait sans doute pas dépayser les adeptes du  Seigneur des Anneaux.

Toute l’ingéniosité de Jackson est de ne pas succomber à la facilité, que ce soit à l’image comme au son, le film reste monumental. Pour son premier film sorti en 3D, le cinéaste parvient à en servir son film par des plans d’une élaboration abracadabrante, n’ayant rien à envier à un certain Steven Spielberg, dont la sortie de son Tintin 2 est programmée pour 2014.

Ce voyage inattendu a tout d’une fête foraine, appétissant, vertigineux, époustouflant, renversant et par-dessus tout épique !

J.C

Author

Cinéphile aux lacunes exemplaires, mon coeur bat aussi pour la musique, les chaussures léopard et les romans de Bret Easton Ellis. Maman de 2muchponey.com, niçoise d'origine, parisienne de coeur, je nage en eaux troubles avec la rage de l’ère moderne et la poésie fragile d'un autre temps. Si tu me parles de Jacques Demy je pourrais bien t'épouser.

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