Il y a quelque temps, avant tout ce tumulte, nous vous annoncions ici même la naissance d’une futur icône : Lana del Rey. On ne s’était pas trompé ; depuis, la mystérieuse New-yorkaise a fait du chemin et a sorti un album déjà en tête des ventes. Adoré ou détesté, le phénomène Lana Del Rey n’en fini pas d’alimenter les conversations. Considérée comme une capricieuse sans talent par certains, nouvelle artiste au charisme fou pour d’autres, la belle Lana déchaîne toutes les passions. Alors verdict : produit 100% marketing bien monté ou révélation indéniable ?

En ayant dévoilé petit à petit son album Born To Die, Lana Del Rey avait réussi à susciter une grande attente et à créer un buzz autour de celui-ci. Alors, quand le 31 Janvier l’album en entier se retrouve entre nos mains, on est comme des enfants après le passage du Père-Noël. Born to Die s’ouvre de la plus belle des manières. Les quatre premières chansons (qu’on connaissait déjà) présagent le meilleur. L’enchainement de Born To Die, Off to the Races, Blue Jeans et Video Games est un régal absolu. On pénètre dans l’univers de la New-yorkaise ; un univers vaporeux et mélancolique résolument rétro, doux et violent à fois. On ne peut qu’admirer la grâce et la beauté de ces premiers titres.

Après cette excellente mise en bouche, Lana Del Rey ne s’arrête pas là, bien au contraire. Diet Mtn Dew, National Anthem, Carmen ou encore Summertime Sadness raisonnent comme des futurs tubes et la magie fonctionne à merveille. On aime la voix suave de Lana posée sur une musique en tout point envoutante même si les paroles sont parfois un peu futiles et simplistes. Constat qui ne nous empêchera pas d’apprécier tout le talent de la midinette. Dark Paradise ajoute une profondeur et une dimension très solennelle à Born To Die. Incontestablement la chanson phare de cet album (s’il fallait n’en choisir qu’une … ).

Le reste de l’album sera plus froid, un peu plus mélancolique aussi, à l’image du magnifique Without You. Une profonde mélancolie que l’on ressent d’ailleurs tout au long de Born To Die et qui nous fait penser à Amy Winehouse bien sûr, mais aussi à la pop envoutante de Lykke Li.

A la fin de l’album, on ne sait pas trop quoi en penser, sauf que la magie opère, c’est incontestable. Il faut à Born To Die deux ou trois écoutes au minimum pour être apprécié dans son ensemble. Passé ce cap, le premier album de Lana Del Rey se répand comme une délicieuse drogue, douce et amère, légère et sombre à la fois, qu’il nous faut consommer sans arrêt pour éviter le manque. Oubliez ses détracteurs juste là pour critiquer car ça fait “hype”, mettez de côté l’hyper communication (assez mal gérée d’ailleurs) faite autour d’elle par sa maison de disque. Oui, Lana a de quoi énerver, ses prestations live ont de quoi dérouter, mais ce battage médiatique dont elle fait preuve n’est aucunement mérité. Appréciez, juste.

M. & A.

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2 Comments

  1. C toi Alexis qui m a fait découvrir cette voix si intense . J étais à Londres le we dernier, impossible d allumer la radio sans entendre Lana… Le uk en est fou aussi

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